Trump dit entrevoir un accord avec Cuba

Crédit : Anna Moneymaker/Getty Images
Donald Trump, qui multiplie les menaces contre Cuba, a dit dimanche que les États-Unis avaient engagé un dialogue avec les autorités cubaines, qui débouchera selon lui sur un accord.
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"Nous parlons avec le peuple de Cuba, les plus hauts responsables de Cuba", a déclaré Donald Trump à la presse depuis la Floride.

"Nous verrons bien ce qui se passera", a-t-il ajouté, mais "je pense que nous allons conclure un accord avec Cuba".

Depuis son coup de force au Venezuela, principal allié de Cuba, Donald Trump a multiplié les menaces contre le gouvernement de l'île communiste.

Parlant d'un pays "défaillant" et en "mauvaise posture", il a relevé que Cuba "n'avait plus le Venezuela pour le soutenir".

Donald Trump, qui a déjà tari les livraisons de pétrole vénézuélien à Cuba depuis la capture de Nicolas Maduro début janvier, a signé jeudi un décret stipulant que les États-Unis pourraient frapper de droits de douane les pays vendant du pétrole à La Havane. 

"Asphyxier" l'économie

Washington invoque une "menace exceptionnelle" que ferait peser Cuba, île caribéenne située à seulement 150 km des côtes de la Floride, sur la sécurité nationale américaine.

De son côté, La Havane accuse Donald Trump de vouloir "asphyxier" l'économie de l'île où les coupures électriques quotidiennes s'accentuent et les files d'attente devant les stations-service ne cessent de s'allonger.

Dimanche, le pape Léon XIV a invité depuis le Vatican "tous les responsables à promouvoir un dialogue sincère et efficace, afin d'éviter la violence et toute action susceptible d'accroître les souffrances du cher peuple cubain".

Parallèlement, la diplomatie américaine a demandé sur X aux autorités cubaines de "cesser immédiatement ses actes répressifs consistant à envoyer des individus interférer avec le travail diplomatique" du chargé d'affaires américain à La Havane, Mike Hammer.

Selon des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux et que l'AFP n'a pas pu authentifier de manière indépendante, un groupe de Cubains a crié samedi soir "assassin" et "A bas le blocus" - en référence à l'embargo américain imposé à l'île depuis 1962 - devant un hôtel de Camaguay, dans le centre de Cuba, où était logé le chargé d'affaires.

Mike Hammer, déjà été rappelé à l'ordre par le gouvernement cubain pour son "ingérence" dans les affaires internes de l'île, parcourt depuis des mois les provinces du pays pour rencontrer des dissidents, défenseurs des droits humains, responsables religieux, ainsi que des habitants. 

"Je continue à parcourir l’île", a déclaré dimanche Mike Hammer dans une vidéo postée sur X depuis la ville de Trininad. "Certains (Cubains) ont lâché quelques insultes en criant. Je pense qu'ils appartiennent à un certain parti, mais je sais qu'ils ne représentent pas le peuple cubain, les Cubains de la rue", a-t-il ajouté en référence au Parti communiste cubain (PPC), parti unique qui dirige l'île.

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