Hausse des prix : dans les rayons d’un Aldi avec les clients

Face à la hausse des prix, ils se sont tournés vers les enseignes moins coûteuses, comme Aldi. Brut a interrogé les clients.

“Il y aurait que moi, je mangerais pas”

“Je vais arriver à la caisse, je vais peut-être en avoir, je sais pas, pour, peut-être, 60 euros et y a rien dans le caddie. Alors qu'avant, t'avais 60 euros, t'avais le caddie plein, ou la moitié du caddie.” Cette mère de famille se rend désormais au supermarché Aldi pour faire les courses, face à la hausse des prix des produits alimentaires. “Ces courses, c’est pour on va dire une semaine. Une semaine à cinq. De toute façon, par mois, on est à plus de 400 euros de courses au mois, donc c'est énorme. On enlève ça sur un salaire, 400 euros, c'est énorme”, dénonce-t-elle. Gaz, carburants, moutarde… D'où viennent les pénuries ?

Mais elle n’est pas la seule à profiter des bas prix de ces enseignes “hard-discount”, comme Aldi ou Lidl. Chacun a des budgets différents, que ce soit de “300 euros”, “variable”, au “moins possible”. Pourtant, tous sont bloqués par les prix. “Quand je vois les prix des steaks hachés, 10 euros la boîte de 8 steaks hachés, 20 euros un rôti. J'achète parce que j'ai des enfants, voilà, et qu'il faut qu'ils mangent… Sinon… Il y aurait que moi, je mangerais pas”, ajoute-elle. Maëlle, étudiante, doit vivre avec 100€ par mois

Des clients qui se privent

“On est à deux et on a un budget maximum d'à peu près 100 euros, à peu près, 120 euros, en fonction de ce dont on a besoin. Pour à peu près deux ou trois semaines”, explique cette jeune fille. “Je voulais du fromage à tartiflette, mais quand je vois les prix, ça me freine un peu. Notamment tout ce qui est produits frais, les légumes, les fruits… Enfin, maintenant, j'achète plus en conserve alors que je préférerais acheter en frais.” Et pourtant, elle n’arrive même pas à payer ses courses. “Je suis à moins de 1000 euros par mois. Si ça devait me prendre sur mon salaire, ça ne serait pas possible. Donc, à deux, on arrive à s'en sortir parce que c'est lui qui paye les courses.” Toujours plus d’étudiants aux distributions alimentaires

Certains se restreignent même pour les fêtes. “Les bougies sont chères. Vous voyez, tout ça, j'hésite quand je vois le prix. Lot de quatre bougies. J'aime bien faire mes bougies, la table avant Noël. Je ne peux pas. Cette année, je pense pas que je vais faire de chemin de table.” Voici l’histoire de la marque Lidl

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Brut.