Ils détectent la pollution des eaux en surfant

Des nouveaux capteurs intégrés aux vêtements des surfeurs permettent de savoir la pollution des océans. De quoi lier l’utile à l’agréable.

”Est-ce qu’il y a un risque à se baigner dans des eaux qui sont contaminées avec des polluants chimiques ?”

C’est la question que se sont posés Surfrider et l'Ifremer, deux organisations luttant pour la protection et l’exploitation des eaux françaises et de leur environnement. “On n'a absolument aucune information, explique Marc Valmassoni, coordinateur de campagne chez Surfrider. Sur le côté bactériologique, on a pas mal de données, pas mal d’infos sanitaires, mais sur le côté chimique, absolument rien.” En 2020, le projet est lancé : ils dotent les surfeurs de molletières, où des capteurs sont intégrés. ”L’idée, c’est qu’on immerge (les capteurs) à peu près une centaine d’heures au total sur une saison et, à la fin de l’année, on analysera tout ça pour voir s'il y a des polluants”, détaille-t-il. Le but : savoir si les surfeurs ont été au contact de produits chimiques, et déterminer si cela a une incidence sur leur santé. Une pollution massive aux biomédias menace les plages françaises

Pauline Ado est championne du monde de surf. Elle a décidé de porter ce dispositif à chacune de ses plongées. “J’avoue que je suis un peu dans l’inconnu, j’ai envie de savoir comme tout le monde, en fait. J’ai envie de savoir s’il y a un danger pour notre santé, si ça a un impact sur la pratique et après, voilà, j’espère qu’on trouvera le moins de choses possible, mais on a quand même un petit doute.” Pour Farida Akcha, chargée de recherche en écotoxicologie marine à l'Ifremer, cette analyse est essentielle. “On sait qu’il y a des substances chimiques dans notre environnement, on y est exposés tous les jours quotidiennement. (…) Aujourd’hui, il est nécessaire aussi que tout le monde prenne conscience de ce risque chimique.“ L'application qui permet d'agir à la source de la pollution plastique des océans

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Brut.