Le golfe d'Aqaba, ce récif qui résiste au réchauffement climatique

Alors que les coraux du monde entier s’éteignent à cause de la hausse des températures, le récif corallien du golfe d’Aqaba est florissant. Voilà pourquoi.

Un récif de corail qui résiste au réchauffement climatique !

On y croise des espèces menacées partout ailleurs.

Ce récif coralien résiste aux effets du réchauffement climatique. Alors que partout dans le monde, les coraux s’éteignent à cause de la hausse des températures, le récif corallien du golfe d’Aqaba est florissant.

Une situation inédite étudiée de près par les scientifiques

Située au nord de la mer Rouge, cette barrière de corail s’étend sur des kilomètres. Elle abrite une biodiversité très riche et on y croise des espèces menacées partout ailleurs. Cette situation inédite est étudiée de près par les scientifiques.

« En ce moment, nous surveillons trois sites à Dahab. Nous recueillons des données sur les poissons, les invertébrés, les coraux et les maladies coralliennes. Toutes les données que nous récoltons nous donnent un aperçu sur la santé du récif. Les espèces que nous surveillons sont choisies spécifiquement car elles sont des indicateurs de la santé du récif », explique Amy Johnson, co-fondatrice l’organisation Project Azraq. 

Des chercheurs suisses et israéliens ont découvert que ces coraux pourraient résister à des niveaux de températures et de dioxyde de carbone très élevés. Une de leurs hypothèses pour expliquer une telle résilience : ce récif de corail est apparu au sud de la mer Rouge, puis a migré vers le nord.

Le récif est menacé par l’augmentation du nombre de touristes

La température à laquelle ils sont confrontés aujourd’hui correspond donc à celle dans laquelle ils se sont formés. Cependant, le récif est menacé par l’augmentation du nombre de touristes sur les littoraux du golfe d’Aqaba. L’organisation Project Azraq organise des plongées avec des volontaires pour nettoyer le récif et sensibiliser la population.

« Avec cet afflux humain, il est très important de garder un niveau d’attention élevé. La ville dépend beaucoup de la plongée, et en prenant ça en compte, nous devons voir ce qui doit être amélioré et ce que nous pouvons faire pour sensibiliser davantage sur l’océan et les coraux », développe Amy Johnson.

Alors que le récif du golfe d’Aqaba est un des derniers écosystèmes océaniques épargnés par le réchauffement climatique, un groupe international de scientifiques souhaite l’inscrire au patrimoine mondial marin.

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Brut.