6 façons de ne pas dire "violences policières"

6 façons de ne pas parler de "violences policières" par le Président, les membres du gouvernement et de la majorité.

C’est quoi, le problème avec le terme « violence policières » ?

Certains membres du gouvernement et de la majorité semblent avoir du mal à utiliser cette expression. Petit florilège.

14 janvier 2019, Gilles Le Gendre, président du groupe LREM à l'Assemblée nationale : « Il y a éventuellement des actes qui méritent d'être sanctionnés. »

8 avril 2019, Laurent Nunez, secrétaire d’État au ministère de l’Intérieur : « Il y a des suspicions de violence, puisque l'inspection générale de la police nationale et l'Inspection générale de la gendarmerie nationale sont saisies. »

4 novembre 2019 : Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement : « Vous évoquiez les violences policières. Moi je récuse ce terme. »

10 janvier 2020, Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur : « Il y a des anomalies et des dérapages policiers, j’en ai constaté quelques-uns. »

12 janvier 2020, Édouard Philippe, Premier ministre : « Quand il y a un usage disproportionné de la force, quand on ne respecte pas les règles d'engagement, alors il doit y avoir enquête. »

14 janvier 2020, Emmanuel Macron, président de la République : « Il y a, aujourd’hui, des affaires sur lesquelles je ne veux pas me prononcer. Elles sont devant la justice. Des comportements qui ne sont pas acceptables. »

15 janvier 2020, Gabriel Attal, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Éducation nationale : « Moi, je ne parle pas du terme de "violences policières" parce que je ne veux pas laisser le sentiment… Il y a des dérives qui sont inacceptables. »

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Brut.