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Des protections périodiques gratuites pour toutes les femmes ?

Alors que l'Écosse a adopté la gratuité des protections périodiques pour toutes les femmes, en France, la pauvreté empêche 1,7 million de femmes de s'en procurer quand elles en ont besoin. "Pourquoi ces trucs-là, ce n'est pas remboursé par la sécu ?"

Le coût des règles

Au cours de sa vie, une femme dépense entre 8.000 et 23.000 euros en protections périodiques.

« Avoir ses règles est normal. L’accès libre et gratuit aux tampons, aux serviettes et aux options réutilisables devrait être normal aussi. La dignité, quand on a ses règles, n’est pas quelque chose de radical ou d’extrême, c’est simplement la bonne chose à faire. » Le 25 février, les mots de Monica Lennon, députée du Parti travailliste écossais, ont fait mouche. L’Écosse est en effet le premier pays au monde à avoir adopté la gratuité des protections périodiques.

En France, un quart de la population a ses règles tous les mois

La législation garantira l’accès gratuit et universel aux protections périodiques à toutes les personnes qui en auront besoin, et imposera aux écoles, aux collèges et aux universités de mettre gratuitement à disposition des protections périodiques dans les toilettes. L’objectif : lutter contre la précarité menstruelle, qui touche plus de 500 millions de femmes dans le monde.

En France, un quart de la population a ses règles tous les mois. L’accès aux protections périodiques est un problème pour 1,7 million de femmes, notamment pour celles qui vivent dans la rue. Corinne Masiero, actrice et ancienne sans-abri, se souvient. « Quand t'as tes règles et que tu n'as pas le droit d'acheter des trucs, tu vas chouraver des serviettes, machins et tout. Mais parfois, tu n'as pas eu le temps ou tu n'as pas pu, comment tu fais ? Tu te mets des journaux, des machins… On n'en parle jamais de ça, pourquoi ces trucs-là, ce n'est pas remboursé par la sécu ? »

Jusqu’en 2016, les protections périodiques étaient taxées comme les produits de luxe

Tampons, serviettes, coupes menstruelles, culottes lavables… Au cours de sa vie, une femme dépense entre 8.000 et 23.000 euros en protections périodiques. Ces frais concernent aussi les médicaments, les soins gynécologiques et les vêtements tachés. Pour lutter contre la précarité menstruelle, certaines associations organisent des collectes et militent pour un remboursement complet des protections hygiéniques.

« L’objectif ou le but de l’association, c’est que plus aucune femme n’ait besoin de dépendre de dons pour gérer ses règles correctement. Et évidemment, à terme, que ce sujet ne soit plus tabou », explique Tara Heuzé, Fondatrice de l’association Règles élémentaires. Jusqu’en 2016, les protections périodiques étaient taxées à 20 %, comme les produits de luxe.

04/03/2020 14:11mise à jour : 30/04/2020 16:44
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567 commentaires

  • Bah S.
    30/09/2020 20:26

    Bonjour Je vous demande de signer et de partager une pétition en ligne https://www.mesopinions.com/petition/social/enrichir-pauvres-faut/92575 a propos d'un nouveau système de lutte contre la pauvreté l'exclusion et les inégalités sociales en france et en europe : · Tout d'abord la mise en place d'une taxe de 1 euros payé par tous les citoyens à partir de 18 ans · Ensuite le bénéfice (plusieurs millions d'euros) sera versé à un fonds qui doit le distribuer à des français dans le besoin · Enfin chaque bénéficiaire recevra une part de 400000 euros qu’il pourra utiliser uniquement et exclusivement dans des investissements comme le logement, la formation dans les métiers bien payés ou la création d’entreprise. Sur l'ensemble du territoire français, toutes les personnes modestes en difficulté seront recensées dans une liste d'attente selon les critères suivants : · La situation familiale c’est-à-dire le fait d'avoir des enfants surtout pour les familles monoparentales. · Un niveau de vie modeste c’est-à-dire le fait d'avoir des faibles revenus ou pas de revenus surtout pour les chômeurs, les sans domiciles fixes, les agriculteurs, les handicapés, les retraités pauvres, les sous-diplômes ou les travailleurs précaires. · La vie dans une zone défavorisée c’est-à-dire le fait de vivre dans les banlieues, les zones rurales ou les territoires d’outre-mer. Par exemple si 30 millions de citoyens paient la taxe de 1 euros, le bénéfice mensuel de 30 millions d'euros sera réparti entre 75 bénéficiaires qui auront chacun une part de 400000 euros. Ainsi chaque année 900 français modestes bénéficieront de cette taxe pour réaliser leurs projets d'avenir (logement, éducation, entrepreneuriat, etc). Pour un coût dérisoire de 1 euro par mois et 12 euros par an, l’État français pourrait transformer des pauvres bénéficiaires d’allocations en salariés et chefs d'entreprises de la classe moyenne. Pour que cela se réalise, votre signature est nécessaire.

  • Alex L.
    26/07/2020 18:13

    Il faudra peut-être arrêter un jour avec l'assistanat. Dans ce cas on peut aussi offrir les couches pour les bébés, et puis la nourriture, et puis on offre l'électricité et le gasoil pour aller travailler. C'est vraiment n'importe quoi, il serait temps que notre société infantilisée se réveille et recommence à s'assumer.

  • Camille R.
    16/05/2020 19:38

    on en parlait

  • Festinë S.
    14/05/2020 10:28

    💪🏼

  • Djamila R.
    09/05/2020 22:10

    C est vrai pour les femmes précaires c est pas évident ça devrait être gratuit ou remboursé les temps sont dur

  • Raymond S.
    08/05/2020 18:55

    Il faut vraiment être dans la misère pour ne pouvoir s'acheter ces produits, difficile a croire en France.

  • Rémy G.
    08/05/2020 07:36

    L’info a fuitée lol 😂 !!

  • Cé C.
    08/05/2020 05:31

    Enorme!!!!

  • Narah A.
    07/05/2020 02:56

    Bravo.

  • Carole L.
    06/05/2020 11:54

    Certes mais ça peut dépanner ,vu que l'on ne trouve de masque .ce matin 3 pharmacies et une grande surface ,donc 😁😁😁😁😁

  • Grégory J.
    06/05/2020 02:40

    Se raser est aussi hors de prix...

  • Julian D.
    05/05/2020 21:40

    L'art de trouver des causes 👏, Et prochaine vidéo de BRUT : une lutte pour les brosses à dent gratuites. Tant qu'il y a du clic , y a de l'espoir...

  • Coco C.
    05/05/2020 21:29

    Si non, il y a la coupe menstruelle. Vous la racheter une fois tout les 2ans, c'est économique.

  • Jeni H.
    05/05/2020 19:52

    bom ech plenneren dohin

  • Michèle A.
    05/05/2020 18:42

    Il est très intéressant et utile de parler d un sujet ordinaire, et pourtant si compliqué pour un grand nombre de femmes...

  • Tiago E.
    05/05/2020 11:14

    Comment dire qu'il faut peut-être surtout s'inquiéter du fait que certaines personnes n'ont pas accès, par leurs propres moyens à certaines choses. Je suis contre toutes ces aides qui ne sont parfois qu'une partie émergée de l'iceberg et d'autres fois finissent par être perverties et faire l'effet inverse de ce que l'on voulait. On en a des exemples en France d'aides qui ont un effet négatif sur notre société et qui au lieu de venir en aide aux démunis, engraissent les nantis (qui se permettent de râler histoire de faire croire que...).

  • Pierre l.
    05/05/2020 09:15

    le savon,le dentifrice ,l eau de toilette ,on peut continuer encore ???

  • Justine M.
    05/05/2020 07:41

    sa devrais exister depuis longtemps !

  • Alicia J.
    05/05/2020 07:26

    lisez les commentaires, c’est n’importe quoi ❤️

  • Marilou B.
    05/05/2020 04:23

    Les protections écologiques devraient être subventionnées par le gouvernement. C'est moins cher à long terme parce que réutilisable.

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