Le quotidien d'une avocate en droit pénal

Julia est avocate en droit pénal. Elle défend des accusés de faits graves et de crimes. Brut l'a suivie lors d'un procès aux assises.

Elle défend des accusés de meurtre, de viol, de kidnapping et de faits graves

“À la cour d'assises de Charente-Maritime, à Saintes, seront jugés plusieurs jeunes garçons. Je défends celui qui est suspecté d'être l'organisateur d'un enlèvement, séquestration, de violence en bande organisée, qui a donné lieu à la mort d'un jeune homme de 21 ans. Mon client est jeune, il est en récidive et il encourt la perpétuité”. En devenant avocate en droit pénal, Julia a fait le choix de défendre des accusés de meurtre, de viol, de kidnapping et de faits graves. Brut l’a suivie le temps d’une affaire. Le quotidien d'un éboueur parisien

A 15 jours de l’ouverture du procès aux assises, l’avocate échange “beaucoup de comment ça va se passer” avec celui qu’elle défend. “Mon rôle sur ce dossier là est particulier puisque mon client a reconnu les faits. Il y a beaucoup de psychologie dans la préparation d'un dossier d'assises où on sait que le client est coupable. Parce que dire à un gamin de 20 ans que oui, si ça se trouve, vous allez passer les 20 ou les 25 prochaines années en prison, c'est toujours très compliqué” explique Julia. Le quotidien d’une médecin de nuit

“J'ai plein de sentiments, j'ai le cœur serré mais je suis combattante”

“On fait ce métier là parce que nous, ce qu'on veut, c'est que la justice soit rendue derrière” précise l’avocate. Le matin du procès, elle se prépare pour sa plaidoirie. Elle va expliquer qui est son client, “ce qu’il a vécu, comment il a fait pour se retrouver dans cette histoire. Moi, ça fait deux ans et demi que j'y pense à cette audience. J'ai plein de sentiments, j'ai le cœur serré, j'ai l'estomac noué, je suis angoissée, mais je suis combattante”. Le quotidien de Guillaume, détective privé

Quelques heures plus tard, l’audience à la cour d’assises s’est terminée. Le client de Julia a été condamné à 16 ans de réclusion criminelle. “C'est un verdict qui est mi-figue, mi-raisin, parce qu'il nous interroge effectivement sur l'opportunité de faire appel. Puisque mon client a été condamné à seize ans de réclusion criminelle, il encourait la perpétuité, mais il a 22 ans”.

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Brut.