Pour Maoni, étudiante, chaque euro compte dès la rentrée

Pour Maoni, étudiante de 21 ans, chaque euro compte. Pour Brut, la jeune femme raconte son quotidien.

“Si j’ai besoin de quelque chose, je vais travailler pour”

Il y a des fois où je me dis : soit je mange mon repas du soir, soit je vais boire un verre avec les copains. Parce que je n’ai pas envie de m’écarter au niveau social. Je fais la part des choses, je me dis : “ J’ai bien mangé ce midi-là, donc je vais pouvoir tenir et pouvoir m’accorder une petite sortie avec mes amis.” Maoni a 21 ans et est étudiante en STAPS. Récemment, elle a perdu ses bourses car elle a changé de filière et triplé sa L2. Depuis, assumer seule son année scolaire est compliqué. “Je crois que la vie étudiante, pour nous, en STAPS, a un coût élevé de rentrée de 17 % en plus, avec tous les équipements sportifs, etc. Ce qui est énorme.À 71 ans, Michel vit avec 850 euros de retraite par mois

Afin de pouvoir s’offrir du matériel, la jeune femme est obligée de trouver des alternatives pour faire baisser le coup de ses dépenses. "J'achète beaucoup en seconde main, que ce soit en friperie ou sur Vinted et tout… Et j’essaye d’acheter aux anciens étudiants les matériaux sportifs.” Souvent, elle demande aussi à ses camarades de lui prêter des équipements. “Je demande souvent, parce que je ne peux pas tout me payer. Du coup, pour exceller dans les sports, pour avoir les bonnes conditions pour travailler, je demande s'ils peuvent avoir des pointes ou une raquette de badminton pour me la prêter..” Maoni devrait commencer prochainement un service civique, qui lui permettra de devenir plus autonome financièrement. Les Restos du cœur accueillent de plus en plus d'étudiants

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Brut.