Romain, un professeur d'EPS pas comme les autres

"J'avais envie de montrer le côté positif de l'Éducation nationale, montrer qu'on pouvait faire des choses dingues." Romain a organisé des cours de danse dans son collège. Brut l’a rencontré.

“Les gamins peuvent être heureux à l’école”


“Moi ce que je veux, c’est que mes élèves apprennent à se surpasser eux-mêmes.” Professeur d’EPS de collège dans les Yvelines, Romain propose à ses élèves des cours de danse. L’objectif, aider les jeunes à sociabiliser et à donner leur meilleur à travers cette activité. “Le côté social, le côté mental, le respect des uns et des autres, moi c’est ça en premier que je veux mettre en avant dans mes cours d’EPS.”
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De la danse comme exutoire


Pour lui, il était très important de mettre ces cours en place. Il a alors utilisé l’association sportive du collège comme moyen. “À l’époque du corona et des confinements, toutes les écoles de danse étaient fermées. Tous les clubs sportifs étaient fermés. Et les association sportive ont fermé aussi, et moi je me suis battu, justement, juridiquement, pour prouver que si les collèges étaient ouverts, il n’y avait aucune raison qu’une AS soit fermée. On a eu l’accord, en gros, de continuer de faire notre AS, pendant cette période, et du coup bah on a filmé.”
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Leurs vidéos sont devenues alors populaires sur TikTok. “J’avais envie de montrer le côté positif de l’éducation nationale. Montrer qu’il y avait des choses intéressantes, qu’on pouvait faire des choses dingues, qu’on pouvait bien travailler avec les gamins, que les gamins pouvaient être heureux à l’école. C’est surtout ça le message de base, parce que, moi, je suis heureux de les voir et je pense qu’ils sont heureux de faire cours avec moi. Et en fait j’ai envie de montrer que l’école, c’est aussi ça.”
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“Il faut qu’ils apprennent à donner le meilleur d’eux-mêmes”


Romain tient vraiment à ce que cette activité pédagogique perdure au sein du collège. “Ici, dans les environs, il n’y a pas grand chose. On est au milieu de la campagne. Dans le fin fond du 78. Donc il n’y a pas de cours de hip hop à côté, ou c’est difficile d’accès. C’est ce manque de culture ou d’accès à ce genre d’activité qui a fait que les gamins… Bah pour faire du hip hop, ils n’en feront qu’au collège. Ils n’en feront pas en dehors.”
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“Il faut qu’ils apprennent à donner le meilleur d’eux-mêmes, qu’ils apprennent à s’encourager quand ils sont les deux en train de galérer, qu’ils sont les deux en train de charbonner, ‘bah vas-y, lâche pas, je suis avec toi mon pote’ et tout… et on se tire la bourre, quoi”, pense Romain.
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Brut.