"Des monstres"
"En tant qu’Européens, nous sommes (...) obligés de devenir une sorte de bouclier contre des monstres comme Trump, Netanyahu ou le Russe. Nous y sommes obligés parce qu’ici, nous respectons le droit international", a affirmé le cinéaste espagnol lors d'une conférence de presse, en lice cette année pour la Palme d'or avec "Autofiction".
Dimanche à Cannes, où il défendait "L'être aimé", son compatriote Javier Bardem avait déjà dénoncé la "masculinité toxique" des trois dirigeants, leur imputant des guerres qui ont fait des milliers de morts.
"Devoir moral"
Selon Pedro Almodovar, l'artiste a un "devoir moral" de parler de politique.
"Je ne juge pas ceux qui ne le font pas, mais le silence et la peur, parce que c’est évidemment une expression de peur, sont un très mauvais symptôme, un symptôme de dépréciation de la démocratie", a déclaré le cinéaste de 76 ans lors de la conférence de presse de présentation de son film.
"Un artiste, depuis sa petite tribune (...) doit parler sans détours, il doit parler à visage découvert de ce qu’il y a de pire dans ce qui nous arrive, et il nous arrive chaque jour des choses bien trop terribles", a-t-il estimé.
En février, la Berlinale s'était trouvée au coeur d'une controverse après des déclarations du président du jury Wim Wenders affirmant que l'art ne devait pas nécessairement se mêler de politique.






