3 anecdotes qui ont marqué Jackie Chan

À 68 ans, Jackie Chan raconte les anecdotes qui ont marqué sa carrière, de sa rencontre avec Bruce Lee à sa conquête d'Hollywood…

“J'ai fait semblant d'avoir mal devant Bruce Lee”


Jackie Chan est l’un des acteurs Chinois les plus connus dans le monde. Lors du Red Sea International Film Festival, il a accordé une masterclass le 8 décembre 2022 sur l’ensemble de sa carrière. Il évoque d’abord sa rencontre avec Bruce Lee, acteur spécialiste des arts martiaux. “Quand j'étais un jeune cascadeur, je ne pouvais pas l'approcher. Il était à cette distance, avec une centaine de cascadeurs autour de lui. Je les suivais pour regarder: ‘Waouh, c'est Bruce Lee!’”
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“Ils avaient chorégraphié toute la scène, et je passais en dernier. Boum! Un coup! Et je tombe. On répète: OK, boum, je tombe. Mais au moment de tourner la scène, ça va très vite! Il se retourne, il me met un coup de bâton, juste ici. Mais je connais Bruce Lee. Il était choqué. Il fait ‘boum’! Il me regarde, il se retourne. Il pose. Il se tourne, et ‘coupez !’ Après ça… Vous savez, quand on est cascadeur, on se fait frapper tous les jours, ça ne nous fait rien. Puis je me lève, je me redresse et je vois Bruce Lee. Je me relevais, je n'avais rien. Mais je vois Bruce Lee. Alors j'ai fait semblant d'avoir mal. Il est venu me prendre dans ses bras: ‘Pardon !’”, se rappelle l’acteur.
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“Rush Hour, je pensais que ça ferait un bide”


Quelques années plus tard, le jeune cascadeur devient un acteur accompli qui a conquis Hollywood. “J'ai essayé tellement de fois d'aller à Hollywood. Mais après ça, j'ai dit: ‘J'arrête Hollywood. Mon anglais n'est pas bon, ce n'est pas ma culture, ils n'aiment pas ce genre d'action. Je préfère rester en Asie et faire mes propres trucs.’ On n'écrit pas pour Jackie comme pour Robert de Niro, comme ‘Kramer contre Kramer’, comme ‘Le Parrain’. Non, c'est ‘policier de Hong Kong, policier chinois, policier de Macao’, que des flics! Je ne peux pas faire autre chose?”
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“Mon manager m'a dit: ‘Écoute, il y a un scénario qui s'appelle Rush Hour.’ ‘C'est la police de Hong Kong? Non merci.’ ‘Jackie, tu ne veux pas essayer une dernière fois?’ ‘OK, mais c'est la dernière fois.’ ‘Ils ont écrit le scénario exprès pour toi, ce n'est pas un Chinois d'origine américaine, c'est un policier de Hong Kong qui va aux États-Unis, même si ton anglais n'est pas bon, ce n'est pas grave.’ ‘Ah, c'est bien.’ Après la fin du tournage. Je rentre à Hong Kong. Je dis à mon manager: ‘C'était mon dernier film, je ne reviendrai jamais à Hollywood.’ Je vous le dis honnêtement, je pensais que ça ferait un bide”, continue-t-il.
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“Et un jour, je reçois un appel de Brett, le réalisateur, et de Chris Tucker, ils m'appellent et j'entends ‘Jackie!’ Ils sont surexcités. ‘C'est un gros succès! On est à 70 millions pour le premier week-end !’ Moi, je ne me rends pas compte, 70 millions de quoi? Je ne connais pas le box-office, je ne sais pas comment on compte, je comprends juste que c'est un succès. Puis on a fait le 2, le 3. On parle même de faire le 4, en ce moment”, avoue Jackie Chan.
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Brut.