Qui est Hunter Moore, l'homme le plus détesté d'Internet ?

Il alimentait son site de revenge porn Is Anyone Up? avec des photos volées. Mais il avait sous-estimé la détermination de la mère d’une victime…

“C’était un site misogyne, qui prônait la haine des femmes”

En 2010, après avoir abandonné le lycée, Hunter Moore lance le site de revenge porn Is Anyone Up? dont les utilisateurs peuvent poster des images pornographiques ou érotiques représentant d’autres personnes, sans leur consentement. Les photos sont souvent accompagnées de données personnelles, comme des noms, des adresses ou des comptes de réseaux sociaux. “Ce n’était pas un site de photos érotiques. C’était un site misogyne, qui prônait la haine des femmes, qui cherchait à humilier et rabaisser les gens” commente Charlotte Laws, la mère d’une victime. Hunter Moore est suivi par un groupe de fans surnommé “La Famille”, qui incite les utilisateurs du site à harceler leurs victimes. Quand ses victimes, certaines encore mineures, lui demandent de retirer leurs photos, Hunter Moore leur rit au nez… L'histoire vraie de l'arnaqueur de Tinder

En 2012, des photos de Kayla, la fille de Charlotte Laws, apparaissent sur le site. En s’appuyant sur son expérience de détective privée, la mère de famille cherche à en savoir plus sur le gérant du site et ses méthodes. Elle le suspecte d’obtenir beaucoup de ses images par piratage. “J’ai contacté les victimes que je trouvais sur le site. J’ai parlé à 40 femmes et 40 % d’entre elles m’ont dit qu’elles n’avaient jamais partagé ces images avec quiconque. Ça voulait dire que n’importe qui pouvait être visé. Personne n’était à l’abri. Il ne voulait pas des gens qui avaient envie d’avoir leurs photos en ligne. Il voulait des cadres, il voulait des profs, il voulait des femmes qui n’avaient jamais été exposées de cette façon” explique Charlotte Laws. Elle monte un dossier et contacte le FBI, qui finit par prendre en charge l’affaire après un refus initial. En février 2015, Hunter plaide coupable de complicité et incitation au piratage et d’usurpation d’identité aggravée. Il est condamné à deux ans et demi de prison et 500 000 $ d’amende. Qui est vraiment Anna Sorokin, "l'arnaqueuse de SoHo" ?

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Brut.