En Amazonie, ce peuple indigène menacé par la récolte d’or

Les Munduruku, ce peuple indigène d’Amazonie, voient leur vie et leurs terres menacées par la récolte d’or. Brut les a rencontrés.

“Notre territoire doit être respecté et préservé”

“Autrefois, quand il n'y avait pas d’orpaillage, on ne vivait pas comme ça. Nous vivions tranquillement, nous vivions en paix, nous vivions dans notre culture, nous n'étions pas aussi menacés que nous le sommes aujourd'hui.” Juarez Saw Munduruku est le chef du village Sawré Muybu, qui regroupe le peuple indigène des Munduruku. Ils vivent dans les forêts d’Amazonie. Mais depuis quelque temps, ils sont menacés par les orpailleurs, ces chercheurs d’or, qui polluent l’environnement avec leurs mines sauvages. Ils détournent les cours d’eau et contaminent massivement la rivière avec un métal très toxique, le mercure. “Les poissons que nous consommons actuellement sont tous contaminés par le mercure. Je sais que je suis moi-même contaminé par le mercure. Les analyses ont été réalisées, tout le monde ici a du mercure dans le sang”, se désole le chef du village Paulo Paulino, gardien de la forêt, assassiné par des trafiquants en Amazonie

“Il existe une partie du peuple Munduruku qui est en faveur de l’orpaillage parce qu’il ne sait pas, il est sourd, il ne comprend pas que lexs non-indigènes apportent des maladies, qu’ils contaminent et qu’ils mettent en danger un peuple et sa rivière. Ça, c’est l’une des plus grandes préoccupations que nous avons”, explique Alessandra Korapi, activiste Munduruku. D'autant plus, le président Jair Bolsonaro veut légaliser l’exploitation des terres indigènes. “C’est un projet de loi qui leur permet d'entrer et de légaliser les sites d’orpaillage sur les terres indigènes. Sauf que ce projet de loi 191 ne concerne pas seulement l’orpaillage. Ce sont les barrages hydroélectriques, les compagnies minières dans nos territoires. C’est la location de terres, l’élevage de bétail, le pétrole, le gaz naturel. Donc c’est un massacre ! Ce sera un génocide si ce projet de loi 191 est adopté”, s’indigne l’activiste. Menacé de mort, un chef autochtone d'Amazonie témoigne

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Brut.