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Une étiquette pour évaluer le bien-être animal

Créer une étiquette qui informe le consommateur sur le mode de production, d'abattage et le niveau du bien-être animal, c'est l'initiative de plusieurs organisations de protection animale dont CIWF France. Voilà ce que ça change.

Mesurer le bien-être animal à l’aide d’une étiquette

Informer le consommateur du mode de production et d'abattage des animaux et du niveau de bien-être animal. C’est l'objectif de l’étiquette “bien-être animal”, fruit de la collaboration de 4 ONG et de plusieurs distributeurs soucieux de rendre plus transparents certains produits carnés, notamment la viande de poulet. Agathe Gignoux, chargée d'affaires publiques pour CIWF France nous explique les tenants et aboutissants de ce nouveau dispositif.

“Ce n'est pas un label, c'est vraiment une étiquette qui donne une information.”

En France, 80 % des poulets et 95 % des porcs sont élevés dans des bâtiments industriels. Ces chiffres, peu de consommateurs les connaissent. Pour Agathe Gignoux, les labels, appellations et autres mentions déboussolent les consommateurs là où l’étiquette “bien être animal” les informe de manière plus concise et efficace. “Ce n'est pas un label, c'est vraiment une étiquette qui donne une information, qui permet de comprendre de façon simple tous les différents labels qu'on retrouve dans tous les produits”, précise Agathe Gignoux.

Une classification de A à E selon 230 critères

L’étiquette “bien être animal” est construite selon 230 critères mesurant le bien-être animal et donne une classification de A à E. Les niveaux A et B indiquent d’abord un accès au plein air. De type souches “à croissance lente”, les poulets sont nourris sans exigence de rendements musculaires rapides,au contraire très présents dans les élevages intensifs. Dans le niveau A, un autre critère est important, c’est celui du matelas de paille qui doit être suffisamment épais pour le confort des animaux. Aussi, des perchoirs viennent améliorer le bien-être des poulets qui se compte au nombre de 11 au mètre carré. Le niveau C “assez bien” ne comporte quant à lui pas d’accès à l’extérieur. Puis, le niveau D est le niveau standard s’appliquant aux “bâtiments en progrès”. Enfin, le niveau E correspond aux standards réglementaires, avec une densité de 22 animaux au mètre carré.

“Dès qu'ils sortent, on voit la nature du poulet, c'est : Je picore et je gratte.”

Agathe Grignoux se rend ensuite dans la Sarthe afin d’observer à quoi ressemble un élevage de poulets de type A. Dans l’élevage de Carole, les poulets ont accès à un parc ombragé de 2 hectares. “Dès qu'ils sortent, on voit la nature du poulet, c'est : "Je picore et je gratte."” confie-t-elle en les observant. Un certificateur vient régulièrement contrôler les conditions d’élevage des poulets.

“L'objectif, c'est que demain, les partenaires de producteurs et la grande distribution s'engagent sur l'ensemble des produits issus de l'élevage.”

Agathe Grignoux espère que cette initiative mène vers un étiquetage généralisé des produits carnés en France et pourra ainsi promouvoir les élevages respectueux du bien-être animal : “L'objectif, c'est que demain, les partenaires de producteurs et la grande distribution s'engagent sur l'ensemble des produits issus de l'élevage.

07/03/2021 07:29
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685 commentaires

  • Jeanine L.
    03/04/2021 18:36

    Bon moi je mange plus de viande sur chacun fait comme il veut mais tout ça c'est des mensonges sur mensonges on prend les consommateurs pour des pauvres le cloche

  • Corine C.
    03/04/2021 11:01

    👏 BRAVO

  • Sophie C.
    03/04/2021 07:55

    👍

  • Muriel A.
    01/04/2021 14:09

    ça paraît mieux que les élevages intensifs toutefois, ils sont élevés pour être tués et mangés alors pour ma part j'ai choisi d'être végétarienne! et celui depuis bien longtemps.

  • Claire M.
    31/03/2021 21:45

    On ne pourra jamais parler de bien-être animal sur ce sujet . Par contre, on peut exiger une totale transparence sur les conditions d' élevage. Avec interdiction des transports industriels des animaux . Une étiquette sur chaque emballage doit être exigée.

  • Thierry B.
    31/03/2021 18:18

    Oui mais nos POLITICIENS s'en foutent....comment peut pas on laisser faire ce genre de transaction...seulement le pognion..

  • Daniel O.
    31/03/2021 18:00

    oui qui croire

  • Gaia T.
    31/03/2021 17:39

    Je pense qu l faut se battre pour eux manger moin de viandes au moin et savoir la façon d abattage interdire la souffrance au maximum et ne manger que la viande non industrielle exige la provenance interdir l exportation martyre souvenez les animaux souffrent comme nous ca me r appel le transport des pauvres gens qui ont était envoye aux camps de concentrations vers la mort sans compassion sans respect tout vie et grespectable

  • Francoise H.
    31/03/2021 17:14

    Je ne mange plus de viande. Je prefere amandes, noisettes etc. Contre l'elevage intensif. On ne sait pas tout !!!

  • Stephanie B.
    31/03/2021 16:47

    Oui au bien-être animal si c'est vrai et controle par un organisme Indépendant !

  • Brigitte A.
    31/03/2021 16:11

    ON SIGNE OÙ LA PÉTITION POUR FAIRE AVANCER CETTE INITIATIVE

  • Corinne D.
    31/03/2021 15:33

    Ptg

  • Daniel B.
    31/03/2021 15:23

    Quand je vois comment sont traités nos ainés dans les EHPAD , quand je vois comment sont décédés ceux qui ont eu la COVID19 , je me dis qu'ils n'en ont absolument fien à f..... des animaux . Pourvu que ça raporte !

  • Anthony HU
    23/03/2021 22:50

    personnellement je ne mange quasiment plus de viande, je suis plutôt d'accord, je trouve que c'est un bon pas, sûrement mieux que tout c'est autres logo ( bleu blanc rouge ) qui sont sûrement de la fumisterie mais qui font craquer tout le monde...

  • Maryse B.
    18/03/2021 09:48

    Je trouve que c est une initiative réaliste qui tient compte du nombre de personnes qui consomment de la viande (et ce n est pas mon cas). Ce label permet de vendre la viande plus cher et par conséquent va inciter les éleveurs à élever leurs animaux dans de bonnes conditions (à l extérieur, pas d antibiotique ni d OGM). C est un premier pas. Reste effectivement l abattoir pour lesquelles beaucoup de démarches et pétitions sont bloquées en haut lieu. Supprimer l élevage intensif réglerait une partie du problème

  • Pascale R.
    17/03/2021 20:28

    Comment être sûr, pour ceux qui mangent de la viande achetée chez leur boucher, que la traçabilité sera aussi visible ???

  • Florian C.
    14/03/2021 15:34

    Le tout entouré d’emballage et de plastique ... l’éternel discours paradoxal des bien pensants

  • Jean R.
    14/03/2021 12:14

    Avec toutes les étiquettes à lire, on va mettre 3 heures avant d'acheter un produit.

  • Rchi A.
    14/03/2021 10:02

    il y a un truc à faire sur ça la, tu penses pas ?

  • Viktor S.
    14/03/2021 03:09

    Au lieu de commencer à mettre des marqueurs sur la souffrance animal et le « bien être » Pourquoi ne pas commencer à arrêter la viande et les abattoirs? 😒 Encore de la poudre au yeux ....

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