Alexandra travaille au cœur d'une centrale nucléaire

Cheffe d’une équipe de 140 personnes, Alexandre travaille dans la centrale nucléaire de Dampierre. Voici son quotidien.

Une tenue spécifique pour entrer dans la “zone contrôlée”

“Nous voilà en zone contrôlée, et on va aller découvrir les installations”. Alexandra travaille dans la centrale nucléaire de Dampierre dans le Loiret comme cheffe du service maintenance. Brut l’a suivie dans son quotidien.

“On a des tenues spécifiques puisqu’en fait c’est des zones dans lesquelles on peut être soumis aux irradiations nucléaires parce qu’il y a des éléments radioactifs qui circulent dans les tuyauteries etc.

Pour éviter de disséminer de la contamination à l'extérieur de l’installation, on met des tenues spécifiques que l’on va quitter avant de sortir de cette zone qui est dite contrôlée. Je mets mon dosimètre pour m’assurer que je peux entrer en zone. C’est parti.”

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Un milieu très majoritairement masculin

Alexandra est responsable d’un service de 140 personnes, qu’elle manage directement. Le groupe est composé de 135 hommes et 5 femmes, dont elle.

“Pour certains c’est un peu bizarre, peut-être d’avoir une femme qui est cheffe. Dans notre industrie, on a peu de femmes, on a moins de 20% de femmes, et la plupart bossent dans des services tels que la chimie, l’environnement.“

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Prochain stop : le bâtiment réacteur

La cheffe du service maintenance poursuit sa visite guidée. Direction le bâtiment réacteur.

“Mon objectif aujourd’hui, c’est de vérifier que le bâtiment réacteur soit propre, que tout soit rangé, que tous les chantiers que l’on a réalisés soient bien rangés.

Je vais voir les équipes qui travaillent sur la cuve, donc qui ouvrent le couvercle, qui font tous les contrôles autour de la cuve, et les équipes qui gèrent la machine de chargement.

On fait des opérations de contrôle de la machine quand on ne l’utilise pas, pour être sûr que quand on est en train de décharger le combustible et de le recharger, la machine ne tombe pas en panne.”

Une limite réglementaire d’exposition de mSv/ an en France

Concernant les risques sur sa santé, Alexandra se veut rassurante et rassurée. “On passe plusieurs jours en formation pour nous expliquer toutes les règles à respecter. Et vous voyez, on a passé une heure en zone, et on a reçu 0,001 millisievert, donc la dose reçue est vraiment minime.

Il faut savoir que l’autorisation maximale pour un travailleur du nucléaire par an c’est de recevoir 20 millisieverts. Tout ça c’est calculé. On vérifie chaque semaine, chaque mois, qu’on ne dépasse pas la limite maximale autorisée.”

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“Je suis complètement convaincue par le nucléaire”

Si certains ont des crainte vis à vis du nucléaire, suite aux catastrophes comme l’accident de Tchernobyl qui a eu lieu en Ukraine, d’autres sont réticents concernant le sujet des déchets, qui fait souvent débat, puisqu'une centrale nucléaire produit des déchets, et certains sont radioactifs, Alexandra nous explique pourquoi elle est favorable au nucléaire.

“Je suis complètement convaincue (par le nucléaire), c’est pour ça que je travaille dans le secteur depuis 15 ans. Les déchets qui sont générés par la centrale, on ne les respire pas.

Et j’ai une amie qui me disait, il y a quelques années, que rien que ça, ça faisait de nous des écolos puisqu’on pouvait limiter finalement l’impact sur l’environnement de la production d’électricité, puisqu’avant tout on ne contribue pas au réchauffement climatique vu qu’on produit de l’électricité bas carbone.”

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Brut.