L'Assemblée nationale a voté pour inscrire le droit à l'IVG dans la Constitution

Les députés ont voté en première lecture l’inscription du droit à l’avortement dans la Constitution française. Prochaine étape, le Sénat.

Il y a quelques mois, le Sénat avait rejeté un texte similaire


“Aujourd'hui collègues, l'Assemblée nationale parle au monde. Aujourd'hui collègues, notre pays parle au monde”. Mathilde Panot, présidente du groupe LFI, a prononcé un discours devant l’hémicycle composé des députés. “La France, en introduisant le droit à l'avortement dans la Constitution, serait la nation pionnière en matière des droits des femmes”.
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“Il est temps que notre pays s'affirme comme à l'avant-garde de la protection des droits sexuels et reproductifs. Monsieur le ministre, maintenant, la balle est dans le camp du gouvernement. Nous espérons et nous sommes nombreuses à l’espérer. Nous espérons un projet de loi constitutionnel qui nous permette d'aller plus rapidement sur cette question.”
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Prochaine étape : le texte doit être discuté au Sénat


“Je veux enfin dédier cette victoire historique que nous envoyons à la fois comme signal à notre pays mais au monde aux femmes des États-Unis, de Pologne, de Hongrie dont le droit à l'avortement est aujourd'hui entravé. Mais aussi et elles sont là aujourd'hui aux militantes qui luttent au quotidien pour le droit des femmes à disposer de leur corps. Je vous remercie”.
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En juin dernier, la Cour suprême américaine a révoqué l’arrêt Roe vs Wade. Une décision qui laisse les différents États à légiférer eux-mêmes sur la question. Depuis, certains d’entre eux ont choisi d'interdire le droit à l’IVG. L’avortement est rendu difficile ou impossible notamment au Texas, en Dakota du Sud, dans l’Idaho, en Alabama.
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En France, rien n’est encore statué. La prochaine étape est la suivante : le texte doit être discuté au Sénat, la Chambre haute du Parlement. Le 19 octobre dernier, le Sénat français avait rejeté en première lecture un texte similaire visant à ancrer l’IVG dans la Constitution.
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