"Destruction involontaire par incendie"
Ce feu, qui avait pris aux abords de l'autoroute A6 dimanche en fin d'après-midi et qui a ravagé plus de 1.500 hectares, a été déclenché par des travaux de "réparation" des glissières de sécurité, a indiqué la procureure de Fontainebleau, Diane Ngomsik. Leur placement sous contrôle judiciaire a été requis notamment pour "destruction involontaire par incendie (...) par manquement à une obligation de sécurité ou de prudence".
"Lors du tronçonnage des glissières, des étincelles auraient été générées par l'usage d'une disqueuse thermique et la végétation se serait embrasée, gagnant rapidement la forêt jouxtant l'autoroute", a expliqué la procureure.
Mais, a précisé la magistrate, "les investigations doivent se poursuivre" sous l'autorité du juge d'instruction pour "déterminer les causes exactes de ce départ de feu accidentel et le lien de cause à effet avec l'incendie de la forêt de Fontainebleau".
"De nombreuses vérifications et des expertises techniques demeurent nécessaires", a ajouté Mme Ngomsik. "D'autres causes, notamment d'origine volontaire, sont toujours étudiées", a-t-elle encore dit.
S'agissant de deux autres incendies partis d'Arbonne-la-Forêt et de Fontainebleau, deux jeunes hommes, dont un pompier volontaire de 18 ans, ont été mis en examen et placés en détention provisoire mercredi pour destruction par incendie, conformément aux réquisitions de la procureure, indique cette dernière.






