Son métier : conductrice de bus scolaire

Santana est conductrice de bus scolaire. Elle s’occupe du transport des élèves vers leur école. Brut a passé une journée avec elle.

“On transporte des vies, pas de la marchandise”

“Là, il faut y aller, il est déjà 06h40, il ne faut pas être en retard.” Santana est conductrice de car scolaire. Son travail consiste à transporter tous les jours, matin et soir, les élèves, de leur domicile à leur collège. “Si je compare à mon métier de base qu’est la coiffure, si je me levais et que j’étais en retard, bon, ça décalait pour le premier rendez-vous, mais là, si on est en retard, on met énormément de monde dans le pétrin”, explique la conductrice. Mais ce secteur professionnel a beaucoup de mal à recruter des conducteurs. “Alors, le problème, ça reste des horaires entrecoupés, donc on ne peut pas trop s’éloigner de chez nous. On fait la tournée, à 9h c’est fini et ensuite, il faut repartir en milieu d’après-midi.” Une journée avec une conductrice de train

D’autant plus, le métier de conducteur scolaire ne peut pas être exercé sans un second emploi. “On est obligé d’avoir un second travail à côté de celui de conducteur de bus. Par mois, si je suis en activité, on va être dans les 800 €. Plus ma coiffure à domicile, qui peut s’étendre, pareil, environ dans les 600 €”, compte Santana. Malgré tout, elle trouve des bons côtés à cette activité, et apprécie ses passagers. “Ça reste un paysage bien agréable et ça change à toute heure. Et puis différentes rencontres. Des fois, j'ai le droit à mon petit cadeau. Quand l’été arrive, j’ai droit à un petit bouquet de pâquerettes qu’ils ont ramassé…” Rencontre avec une conductrice du TER de Dakar

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Brut.