Streameuse, Alexandra alias Jeel partage son histoire

"Une prof m'avait dit que je serai une bonne à rien." Aujourd'hui, elle vit de sa passion : les jeux vidéo. Jeel revient sur son parcours.

“J'étais vraiment la plante verte. Aujourd'hui, je leur fais des gros doigts !”


“Quand on m'a dit "un jour, tu trouveras un boulot où tu auras envie de te lever pour ça”, c'est exactement ce qu'il passe”. C'est l'histoire d'une jeune fille pour qui le jeu vidéo a changé la vie… Celle d'Alexandra Ropelé, plus connue des internautes sous le pseudo de Jeel. Elle a commencé à se plonger dans le jeu vidéo, enfant, avec les Pokémon sur Game Boy Color.
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“Mais le vrai truc hardcore qui est arrivé, c'est à l'âge de 9 ans avec World of Warcraft. Les persos, c'était très dans la fantasy et moi j'adore la fantasy et le fantastique. Et comme j'étais plus jeune, plus ronde et j'avais beaucoup d'acné, à l'école, ça ne se passait pas très bien, je me battais beaucoup. Et du coup, à WoW, comme ton personnage était beau, tu étais derrière ton personnage, t'étais en mode : je suis sacrément bien et je suis stylée et c'est là où tu commences à te faire des amis” explique la streameuse de jeux vidéo.
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Des règles sur son Twitch pour éviter les remarques sexistes


Sa famille a toujours joué “par plaisir” : sa mère “à un peu tout ce qui était Nintendo”, son père à Tomb Raider, son oncle aussi. “En fait, ça les a pas choqués que moi je parte là-dedans et ils n'ont jamais été paniqués sur le fait que je joue beaucoup”. Après un bac littéraire, elle interrompt ses études pour une année sabbatique. “J'avais une prof de littérature étrangère, en terminale, qui m'avait dit que je serai une bonne à rien parce que j'étais une naze en anglais. Eh bien, un an plus tard, je suis partie en Angleterre et aujourd'hui, j'en suis où j'en suis”.
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La jeune femme naît en 1994 à Hyères-les-Palmiers, Jeel naît en 2015 sur la TV d'Eclypsia. A l’époque, elle est fréquemment victime de sexisme. “Quand je suis arrivée à Eclypsia, je suis arrivée comme je suis aujourd'hui : T-shirt un peu large de jeux vidéo. On m'avait convoquée dans le bureau du patron pour me dire : "Tu n'es pas assez féminine. Il va falloir que tu t'habilles féminine." Les autres, ils avaient des félicitations : oui, tu es un bon animateur. Moi j'étais vraiment l'objet, la plante verte. Aujourd'hui, je leur fais des gros doigts !” En 2017, elle est licenciée d'Eclypsia et se lance en solo sur Twitch.
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Elle se lance en solo sur Twitch, et a mis en place ses propres règles pour éviter les remarques sexistes. "Sur mon stream, j'ai instauré le : pas de réflexion sur le physique, que ce soit un "T'es belle" ou un "T'es moche", c'est banni pareil” indique Jeel.
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Brut.