Violences obstétricales et gynécologiques : comment les reconnaître ?

Les violences obstétricales et gynécologiques, cela peut être des remarques déplacées ou des gestes brutaux. Découvrez comment lutter contre.

“Ce n'est pas normal de se sentir mal en sortant de chez le médecin”

Sonia Bisch, fondatrice du collectif StopVog : “Une violence obstétricale et gynécologique (VGO), c'est une violence qui est commis par des professionnels de santé lors du parcours gynéco du parcours obstétricale.

Tout professionnel de santé a obligation de demander l'accord avant de faire un examen. Et après vous avoir expliqué les choses, il n'y a pas de pression à mettre pour que vous acceptez à tout prix.”

Lors de son accouchement, Sonia Bisch a subi des violences. Depuis, elle s’engage pour lutter contre et les dénoncer “afin d’éviter ça à d’autres personnes”.

“Il y a tellement de violences médicales qu'on croit que l'accouchement, c'est horrible. Alors qu’en fait ce sont les violences qui sont terribles” déclare la jeune femme.

“C’est au médecin de choisir la contraception”, “il faut avoir eu des enfants pour porter un stérilet”… Voici 5 idées reçues sur la contraception.

“Je sais combien c’est difficile de se remettre de ces violences”

Parmi ces violences, elle dénonce la pratique quasi automatique de l’épisiotomie.

“C’est une pratique qui est faite pendant l’accouchement de couper le périnée pour accélérer la sortie du bébé. Mais ça, ça doit être un acte qui doit être fait de manière extrêmement rare en cas d'urgence. Et on se rend compte qu'il y a plein de professionnels de la santé qui le font.”

Plus d’1 personne sur 2 a déjà renoncé à des soins gynécologiques par appréhension selon un sondage de l’IFOP en 2022.

“Souvent, quand des personnes nous contactent et nous disent je ne sais pas vraiment si j'ai subi une violence, mais elles se sentent hyper mal quand elles sortent du cabinet Gynéco” explique Sonia Bisch.

Selon la jeune femme, “en général, quand on se sent mal et que c’est pas qu’on est inquiète pour sa santé, en fait, c’est qu’une violence a été commise”. Pour certaines femmes victimes de VOG, la prise de conscience peut prendre plusieurs années.

Surnommé "l’homme qui répare les femmes", Denis Mukwege, gynécologue et militant, a sauvé plus de 50 000 femmes mutilées et excisées.

“Il faut toujours rester vigilante"

Pour lutter contre, le collectif StopVog accompagne les victimes et les témoins de ces violences et diffuse des témoignages en anonymes, afin de sensibiliser davantage certains professionnels sur le respect des notions de consentement et des bonnes pratiques.

Un annuaire Gyn&Co est aussi disponible sur Internet. Il recense des professionnels de santé conseillés par les patientes.

“Ce que je voudrais dire aux victimes de violences obstétricales et gynécologiques, c'est qu'elles ne sont pas seules. Que malheureusement, ces violences sont généralisées en France. On fera tout notre possible pour pour faire que ces violences, à un jour ou l'autre, elles n'existent plus” explique la fondatrice du collectif.

Remarques sexistes lors de la consultation, actes pratiqués de manière violente, non demande de consentement à la patiente avant la réalisation d’un acte médical sur le corps… Certains médecins professionnels de gynécologie font l’objet de plaintes.

Lucie Gomez est l’autrice d’une BD sur la pratique naturelle de l’accouchement sans intervention médicale. Découvrez quels sont les bienfaits de cette pratique selon elle.

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Brut.
9 mai 2022 13:56