Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a dit jeudi avoir ordonné à son cabinet d'engager des "négociations directes" avec le Liban "dans les plus brefs délais", notamment sur le désarmement du mouvement islamiste Hezbollah, un allié de Téhéran.
"A la suite des demandes répétées du Liban d'ouvrir des négociations directes avec Israël, j'ai donné instruction hier (mercredi) au cabinet d'engager des négociations directes avec le Liban dans les plus brefs délais", a déclaré M. Netanyahu, cité par son bureau.
"Les négociations porteront sur le désarmement du Hezbollah et sur l'établissement de relations de paix entre Israël et le Liban", a-t-il ajouté.
M. Netanyahu a "salué" l'annonce jeudi du gouvernement libanais d'interdire à Beyrouth les armes de groupes non-étatiques, au lendemain de bombardements meurtriers de l'armée israélienne, disant viser des cibles du Hezbollah.
Selon plusieurs médias locaux citant un haut responsable israélien, l'ambassadeur d'Israël à Washington, Yechiel Leiter, devrait diriger les négociations pour la partie israélienne.
Contacté par l’AFP, un responsable libanais a indiqué que Beyrouth n’avait aucun commentaire à faire sur la question.
Le Hezbollah libanais est entré le 2 mars dans la guerre au Moyen-Orient - déclenchée par une offensive israélo-américaine contre l'Iran fin février - pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué à Téhéran.
Israël a riposté par des frappes aériennes de grande ampleur à travers le Liban et une offensive terrestre dans le sud du pays.
Le 9 mars, le président libanais Joseph Aoun avait proposé "une trêve totale" avec Israël et s'était déclaré en faveur de "négociations directes sous parrainage international" entre les deux pays en état de guerre depuis 1948.
Après la dernière guerre ayant opposé Israël et le Hezbollah en 2023, un cessez-le-feu conclu en novembre 2024 prévoyait le désarmement du mouvement chiite libanais et le retrait israélien du sud du Liban.
Beyrouth s’est engagé à désarmer le Hezbollah, seul groupe à avoir conservé ses armes après la guerre civile libanaise de 1975 à 1990.
Un accord de trêve a été signé mercredi entre l'Iran et les Etats-Unis mais ne s'applique pas au Liban selon Israël.
La poursuite des frappes israéliennes sur le pays risque, d'après la communauté internationale, de compromettre ce fragile cessez-le-feu.






