"Rentrer dans un processus de désarmement"
Bally Bagayoko, le nouveau maire de Saint-Denis, deuxième ville d'Ile-de-France, a affirmé la semaine dernière que la ville allait "rentrer dans un processus de désarmement" de sa police municipale, une mesure qui ne serait pas immédiate et concernerait en priorité les lanceurs de balles de défense (LBD).
"90 demandes de mutation"
L'annonce a néanmoins provoqué l'inquiétude dans les effectifs. Une source au sein de l'ancienne administration avait évoqué "90 demandes de mutation" au sein de la police municipale.
Eric Ciotti (UDR), lui aussi tout juste élu, a déclaré sur BFMTV/RMC que sa mairie a reçu 5 candidatures de policiers municipaux venant de Saint-Denis, "qui ont quitté leur poste après le désarmement par le nouveau maire".
Il a rappelé leur avoir "lancé un appel" la semaine dernière pour les inviter à candidater à Nice, considérant que la décision du nouveau maire insoumis leur met "une cible dans le dos".
Bally Bagayoko a précisé lundi sur France Inter que les policiers municipaux de Saint-Denis auraient "potentiellement" encore des armes à feu à la fin de son mandat.
Le port d'armes pourrait par exemple être réservé à une "patrouille spécifique", ou à des situations précises, selon lui.
Le maire a dit avoir "confiance" dans le "professionnalisme" de policiers municipaux capables de "s'adapter", ajoutant qu'ils n'étaient pas armés avant 2020 dans sa ville.






