Aujourd’hui, les femmes restent largement sous-représentées dans les sphères de pouvoir. Par exemple, 89 % des chefs d’État dans le monde sont des hommes. Et selon les fondatrices du mouvement, ce n’est pas juste une question d’équité, mais une question d’efficacité. Pour le démontrer, elles s’appuient sur le cas de l’Islande.
1975 : le jour où l’Islande s’est arrêtée
En Islande, en 1975, près de 90 % des femmes arrêtent de travailler pendant une journée. Résultat : le pays est paralysé. Économie, écoles, services… tout ralentit. En une journée, les femmes rendent visible l’invisible : leur rôle central dans la société.
Quelques mois plus tard est votée une loi en faveur de l’égalité. Cinq ans après est élue la première femme cheffe d’État au monde. Aujourd’hui, le pays est numéro un mondial en matière d’égalité femmes-hommes et figure parmi les plus heureux selon le World Happiness Report. Cet épisode est souvent cité comme un tournant en matière d’égalité et est devenu une référence internationale sur le sujet.
Aujourd’hui, World with Women veut provoquer le même électrochoc. C’est dans cet esprit qu’une journée mondiale de mobilisation est prévue le 13 octobre 2026.
La mixité comme levier stratégique
Dans un monde en crise, climatique, économique, géopolitique peut-on encore se permettre de “décider à moitié” ?
Pour les fondatrices de ce mouvement la réponse est claire : “La mixité n’est plus un idéal mais un levier stratégique. Plus de diversité, c’est plus d’innovation, plus de résilience et plus de solutions adaptées à un monde complexe.”






