"délaissement de mineurs"
Le parquet de Colmar a précisé jeudi à l'AFP avoir ouvert une information judiciaire pour "délaissement de mineurs", ajoutant que la mère, une femme de 41 ans domiciliée dans cette ville du Haut-Rhin, était "activement recherchée" après avoir "disparu sans donner d'explications" en compagnie des deux garçons.
Le père des enfants, qui est séparé d'elle, s'est présenté spontanément à la police et a déposé plainte pour soustraction de mineurs. "Il est comme tout le monde, il ne comprend pas", a déclaré le procureur Jean Richert.
La famille de la mère avait signalé sa disparition inquiétante le 11 mai: "Ce qui était étonnant, c'est qu'elle n'était pas chez elle, n'avait pas de raison de ne pas y être, et n'a prévenu personne", a retracé le procureur, pour qui l'information judiciaire devra "éclairer les circonstances de ce départ précipité".
L'enquête a établi que la mère était partie en voiture. "On a pu resserrer sa localisation, successivement dans le sud de la France, en Espagne et au Portugal, mais sans pouvoir entrer en contact avec elle", a encore décrit le magistrat.
Les enfants "en observation"
D'après les premiers éléments cités dans les médias locaux, la mère des enfants et son compagnon les auraient abandonnés munis de sacs à dos contenant de l'eau, des biscuits, des fruits et des vêtements de rechange, mais dépourvus de documents d'identité.
Selon ces informations de presse, les deux adultes auraient bandé les yeux des enfants en leur faisant croire qu'il s'agissait d'un jeu pendant qu'ils repartaient en voiture.
Les deux enfants ont été repérés, en pleurs, par un automobiliste, qui les a conduit jusqu'à la boulangerie tenue par sa famille avant d'alerter les autorités.
"Nous leur avons demandé s'ils aimaient les glaces... et nous leur avons donné à manger, quelques jouets et ils sont restés là, occupés", a témoigné cet automobiliste, Alexandre Quintas, au média en ligne Observador.
Selon Expresso, les autorités portugaises s'efforcent désormais de confier les enfants à un tuteur ou à une famille d'accueil, avant leur probable retour en France auprès de la famille paternelle .
Une fois sortis de l'hôpital de Setubal (sud), ils devraient être pris en charge par l'ambassade de France, qui n'a à ce stade pas répondu aux sollicitations de l'AFP.






