L'UE inflige une amende de 550 M EUR à AliExpress pour la vente de produits interdits

REUTERS/Dado Ruvic/Illustration
L'UE a infligé lundi une amende de 550 millions d'euros à la plateforme chinoise de commerce en ligne AliExpress, filiale du géant Alibaba, pour avoir permis la vente aux consommateurs européens de produits interdits, dont des jouets dangereux et des vêtements contrefaits.
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Amende record

L'Union européenne a infligé une amende record de 550 millions d'euros à AliExpress pour ne pas avoir empêché la vente de produits illégaux, dangereux et contrefaits sur sa plateforme, en violation du règlement sur les services numériques (DSA).

Bruxelles estime que les contrôles de la plateforme étaient largement défaillants et que les sanctions contre les vendeurs frauduleux étaient inefficaces. AliExpress a désormais trois mois pour se mettre en conformité, sous peine de nouvelles sanctions.

"Respecter les mêmes règles"

Dans le cadre d'une enquête menée en parallèle, la Commission avait précédemment infligé à Temu, autre plateforme chinoise très populaire en Europe, une amende de 200 millions d'euros fin mai, là aussi pour avoir permis la distribution de produits illégaux, une sanction contestée par l'entreprise.

Et X, le réseau social du milliardaire Elon Musk, avait écopé d'une ardoise de 120 millions d'euros fin 2025, pour manquement à des obligations de transparence prévues par le DSA.

Cette nouvelle sanction, annoncée lundi, survient alors que l'UE a multiplié ces derniers mois les mesures pour protéger son marché face à une concurrence chinoise jugée souvent déloyale, notamment via une taxe de 3 euros minimum sur les petits colis importés dans l'UE.

Mais la Commission s'est défendue d'avoir ciblé AliExpress en raison de son origine.

"Nous menons des enquêtes sur plusieurs plateformes en ligne, dont beaucoup sont basées aux Etats-Unis, et plein d'autres en Chine, mais aussi en Europe", et "nous ne tenons pas compte de leur origine, parce que tous ceux qui veulent opérer en Europe doivent respecter les mêmes règles", a souligné Henna Virkkunen.

Une autre plateforme de vente d'origine asiatique, Shein, est également dans le collimateur de Bruxelles.

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