Meurtre de Corinne Di Dio en 1995: Marie-Thérèse Garcia condamnée à 25 ans de réclusion criminelle

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La cour d'assises des Yvelines a condamné vendredi à 25 ans de réclusion criminelle Marie-Thérèse Garcia, parfois surnommée Ma Dalton, pour le meurtre en juin 1995 de Corinne Di Dio, dont le corps démembré avait été retrouvé dans une malle dérivant sur la Seine.
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Affaire qui remonte au 19 juin 1995

Son coaccusé et ex beau-frère, Antonio Marquez Gomez, jugé pour les mêmes faits, a en revanche été acquitté. Absent lors du procès et visé par un mandat d'arrêt, il a été jugé par défaut.

Le parquet général avait requis 30 ans de réclusion à l'encontre des deux accusés.

A l'issue d'un procès de près de trois semaines, la présidente de la cour a relevé "un faisceau d'éléments établissant sans doute possible" que Mme Garcia avait donné la mort à Mme Di Dio.

Dans son box, l'accusée de 79 ans, vêtue d'un T-shirt rayé, a souri et même applaudi à l'annonce du verdict.

L'affaire remonte au 19 juin 1995 avec la disparition de Corinne Di Dio à la sortie de son travail à Guyancourt, dans les Yvelines.

Son cadavre, repêché le 28 juin près de La Roquette dans l'Eure, n'a été identifié par les enquêteurs qu'en 1997 grâce à des analyses ADN. 

Corps décapité dans la caisse

Dans la caisse, les enquêteurs ont retrouvé le corps de la victime décapité, les pieds et mains coupés et lardé de quatorze coups de couteau.

Très vite, les soupçons se sont portés sur Marie-Thérèse Garcia à qui Corinne avait confié la garde de son fils dans sa maison de Saint-Hilarion, dans les Yvelines.

L'instruction a mis en lumière un possible différend entre Antonio Marquez Gomez et Corinne Di Dio au sujet de la garde de leur enfant, âgé de 10 ans à l'époque. Mme Garcia était alors en couple avec un des frères d'Antonio, la famille Marquez Gomez évoluant dans le milieu du grand banditisme.

Mais faute de preuves, deux non-lieux ont été prononcés en 2000 et 2008.

En 2012, l'affaire est rouverte après l'exploitation d'écoutes téléphoniques d'une petite-fille de Marie-Thérèse Garcia ayant affirmé avoir vu dans sa jeunesse "une bonne femme se faire couper en morceaux".

L'accusée, qui a toujours clamé son innocence, avait été mise en examen et placée en détention provisoire en mai 2023.

Ses avocats ont annoncé qu'ils comptaient interjeter appel de la décision.

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