Trois chevaux positifs aux produits dopants
"On a trouvé ce produit dans trois de vos chevaux, à des moments différents et sous des formes différentes", impossible donc de mettre la présence de ce produit "formellement illicite" sur "le compte du hasard", l'a tancé la présidente du tribunal.
Trois chevaux du trentenaire avaient en effet été contrôlés positifs aux produits dopants sur trois courses en septembre et en octobre, à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine) et Longchamp (Paris).
Il a également été condamné pour escroquerie, les courses auxquelles participaient les chevaux "engrange(ant) des paris", a ajouté la magistrate.
Interdiction d'exercer la profession et 3.000 euros au titre du préjudice
Le tribunal a assorti à cette peine l'interdiction d'exercer la profession d'entraîneur équin pendant cinq ans et une inéligibilité de trois ans.
Il devra enfin verser 3.000 euros au titre du préjudice moral à la Fédération nationale des courses hippiques.
Après un premier signalement en septembre, lié à des contrôles avant course, le parquet de Nanterre avait ouvert une enquête préliminaire, confiée au Service central des courses et jeux (SCCJ) de la police judiciaire.
Le professionnel avait été interpellé en novembre à Lamorlaye, à une trentaine de kilomètres au nord de Paris, dans l'Oise - premier département pour l'emploi des salariés dans le secteur de l'entraînement des chevaux de course en France.
Sur les trois courses incriminées, les gains des parieurs s'élevaient à quatre millions d'euros, avaient encore précisé les courses et jeux à l'AFP.
Cet homme a également été suspendu par France Galop, la société organisatrice, qui avait déposé plainte aux côtés du PMU, et ses chevaux ont été interdits de participer aux courses.






