Macron répond aux critiques sur les commandes de Canadair

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Emmanuel Macron a affirmé jeudi avoir "relancé la production de Canadair" depuis son arrivée à l’Élysée face aux critiques du RN et de LFI accusant l'exécutif d'avoir annulé en 2024 la commande de deux appareils.
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"En 2017, on ne produisait plus de Canadair. Il n'y avait pas de polémique à l'époque pour savoir si c'était deux, quatre ou six. On en produisait zéro" a-t-il indiqué, en déplacement dans la forêt de Fontainebleau, dont 2.000 hectares ont été ravagés par les feux depuis dimanche.

Cette relance a été aidée "en mobilisant les autres Européens, en commandant, en mettant six pays européens ensemble pour pouvoir relancer la filière, la produire. Donc on n'a pas attendu cette crise", a ajouté le chef de l'Etat.

Des critiques sur une "annulation de commandes"

Le RN a accusé le gouvernement macroniste de Gabriel Attal d'avoir, en 2024, "annulé plus de 50 millions d'euros de crédits de la sécurité civile, contraignant l'État à renoncer à deux Canadair supplémentaires".

L'élu insoumis Arnaud Saint-Martin a aussi critiqué cette "annulation de commandes", mais aussi la "promesse en l'air d'un renouvellement entier de la flotte de Canadair vieillissante par Emmanuel Macron en 2022" et "75 millions d'euros d'économies l'an dernier dans les budgets de la sécurité civile".

La France dispose actuellement de deux modèles d'avions bombardiers d'eau pour combattre les incendies: douze Canadair, qui se ravitaillent sur un plan d'eau, et huit Dash, à charger au sol.

Avec la location d'avions et d'hélicoptères bombardiers d'eau supplémentaires, le pays dispose d'"une quarantaine" d'engins, selon le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez qui a mis en avant l'une des flottes aériennes "parmi les plus performantes d'Europe" pour lutter contre les incendies.

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