L'eurodéputée d'extrême droite Sarah Knafo (Reconquête!), qualifiée de justesse pour le second tour des municipales à Paris, a appelé lundi la candidate de la droite Rachida Dati à accepter sa "main tendue", sans faire un "accord d'appareil".
"Ensemble, nous avons le pouvoir de battre la gauche. (...) C'est vous que les Parisiens ont placée en tête de la droite hier soir. Par conséquent, au nom des dizaines de milliers d'électeurs que je représente (...), je vous le demande solennellement. Acceptez notre main tendue", a-t-elle déclaré dans une vidéo postée sur son compte X.
La liste Knafo totalise 10,40% des voix dans la capitale, qui verra potentiellement une quinquangulaire avec Emmanuel Grégoire (PS-Les Ecologistes-PCF, 37,98%), la LR-MoDem Rachida Dati (25,46%), l'insoumise Sophia Chikirou (11,72%) et Pierre-Yves Bournazel (Horizons-Renaissance, 11,34%).
Evoquant une "percée historique pour [ses] idées après six semaines de campagne", Sarah Knafo s'est adressée directement à Rachida Dati qui a, elle, proposé dimanche soir une "liste d'union" à son concurrent d'Horizons Pierre-Yves Bournazel.
"Les résultats parlent, les voix du centre ne suffiront pas à l'emporter. Toutes les familles de la droite attendent que nous rassemblions pour faire barrage à cette gauche alliée des communistes et des Insoumis", a déclaré Mme Knafo.
"Je ne vous propose pas un accord d'appareil. Madame Dati, je vous parle d'un accord de femme à femme. Ensemble, nous avons le pouvoir de battre la gauche, c'est un devoir supérieur à nos deux personnes", a-t-elle ajouté, ce qui laisse penser à une volonté de fusion "technique" des listes - qui permet d'obtenir des places sans engagement de soutien après l'élection.
Rachida Dati a jusqu'ici toujours exclu tout accord d'appareil avec Sarah Knafo, estimant que cela lui ferait perdre trop de voix, notamment au centre-droit.
Le 5 mars, elle expliquait sur CNews que cette alliance n'était "pas possible", rappelant que Mme Knafo "siège au Parlement européen avec l'AfD (extrême droite allemande, NDLR) et des parlementaires européens qui se considèrent, qui se proclament comme étant néo-nazis".






