Un nombre qui "continue d'augmenter années après années"
Ce nombre, recueilli à partir des remontées d'une cinquantaine d'associations proches des sans-abri en métropole et en outremer et membres du collectif, est déjà supérieur à celui de 2024, qui s'était établi à 912 décès.
"Il continue d'augmenter années après années" et pourrait très vite dépasser le cap symbolique des mille personnes mortes dans la rue, précise à l'AFP Adèle Lenormand, membre de l'association créée en 2003 et qui mène ce recensement depuis 2012.
"En région Provence-Alpes-Côte d'Azur, on est passé de 51 décès en 2024 à 112 l'an dernier: c'est alarmant, la rue abîme énormément", affirme-t-elle.
Le bilan définitif sera accompagné d'une analyse des profils des personnes décédées et des causes de leur mort. Ces chiffres restent à interpréter avec précaution car une part des décès échappe au collectif, prévient l'association.
50 ans : une espérance de vie écourtée
Ces personnes, dont l’âge moyen était de 50 ans, avaient toutes vécu au cours des trois mois précédant leur décès dans des lieux inadaptés à l’habitation ou dans des structures d’hébergement d’urgence ou temporaires. Parmi elles figuraient un nourrisson de 11 jours retrouvé mort à Bron (Rhône) et une femme de 88 ans hébergée chez un tiers.
Sur ces 929 décès, 83% étaient des hommes. Parmi ces morts figuraient 14 enfants de moins de 4 ans et 12 adolescents entre 15 et 18 ans.
A partir de midi, le nom, âge, date et lieu du décès de chacun de ces "sans chez-soi" sera lu lors d'une cérémonie dans le 5e arrondissement de la capitale, avant une prise de parole d'élus et de militants associatifs.
Il est difficile de connaître précisément le nombre de personnes sans domicile fixe en France: elles seraient environ 350.000 selon la Fondation pour le Logement.






