Canicule : "5.764 décès excédentaires" ont été enregistrés lors de l'épisode de chaleurs en juin selon Santé publique France

REUTERS / Alice Sacco
La vague de chaleur qui a frappé la France du 17 juin au 2 juillet a entraîné une surmortalité record depuis 2003, y compris chez des jeunes, même si les deux tiers ont concerné des personnes âgées, selon un bilan provisoire.
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5.764 décès excédentaires ont été enregistrés lors de cet épisode de chaleurs extrêmes, pour moitié en trois jours du 25 au 27 juin, a indiqué mercredi l'agence Santé publique France.

Ce bond de la mortalité "toutes causes" - qu'on ne peut pas encore imputer avec certitude à la chaleur - a été constaté pour "toutes les classes d'âge à partir de 15 ans", avec une "augmentation marquée dès 45 ans", ce que les experts jugent "inédit".

D'une "précocité" et une "durée inédites", la canicule de juin 2026 a affecté presque toute la population hexagonale (98,5%) dans 92 départements, à une "période encore importante d'activités scolaires et professionnelles", rappelle SpF.

Le bilan va s'alourdir selon Santé publique France

Les deux tiers de cette surmortalité concernent des personnes âgées de 75 ans et plus, qui payent toujours le plus lourd tribut en raison de leur vulnérabilité et leur santé souvent plus dégradée.

Mais l'évènement s'est avéré aussi très meurtrier pour la tranche des 45-64 ans, avec 979 décès en excès, soit un bond de 55% par rapport à la mortalité attendue à cette période, hors évènements exceptionnels.

Ces chiffres restent provisoires, dans l'attente d'un bilan à l'automne des décès "attribuables" à la chaleur. Le bilan va "vraisemblablement" s'alourdir, estime SpF, car une part des décès aujourd'hui comptabilisés comme dans la normale lui seront finalement imputés.

"30% des décès attribuables à la chaleur"

Les décès "ont augmenté dans tous les types de lieux" : hôpitaux, Ehpad, maisons de retraite, et "en particulier à domicile", a pointé M. Boulanger. 

Au bilan de juin s'ajoutent les 300 morts "toutes causes" excédentaires recensées pendant la première canicule de cette année, du 24 au 28 mai, plus précoce mais plus brève et moins intense.

Si les jours de canicule ne représentent que "4 à 5%" des jours d'été, ils concentrent "30% des décès attribuables à la chaleur" sur la période estivale. Mais "l'exposition à la chaleur peut avoir un impact sur la mortalité durant tout l'été", a observé Guillaume Boulanger.

Ainsi l'an dernier, 1900 décès "attribuables à la chaleur" avaient été comptabilisés au cours de trois épisodes de canicule distincts, mais 5700, soit trois fois plus sur l'été, du 1er juin au 30 septembre.

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