"Nous poursuivrons notre coordination et nos efforts en faveur de la stabilité et de la souveraineté du pays, ainsi que de la désescalade régionale", a dit samedi sur X le président français Emmanuel Macron au lendemain de son appel avec le dirigeant irakien.
Je me suis entretenu hier avec le Premier ministre irakien Mohammed Chia Al-Soudani.
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) March 14, 2026
Il m’a présenté ses condoléances et celles du peuple irakien pour le décès de l’adjudant-chef Arnaud Frion lors de l’attaque inacceptable qui a également blessé plusieurs de nos militaires.…
Il a rappelé que les forces françaises étaient "présentes en Irak pour lutter, aux côtés des Irakiens, contre le fléau du terrorisme".
En rapportant dès vendredi ce même entretien téléphonique, Mohammed Chia al-Soudani avait promis de prendre "les mesures nécessaires pour empêcher" de nouvelles attaques, et avait exprimé "sa solidarité" avec la France, assurant qu'une enquête serait menée.
Posture "purement défensive"
L'adjudant-chef Arnaud Frion du 7e bataillon de chasseurs alpins de Varces est mort et six autres militaires français ont été blessés jeudi soir dans une attaque de drone dans la région d'Erbil au Kurdistan irakien. Il s'agit du premier militaire français décédé depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.
Emmanuel Macron a dénoncé une attaque "inacceptable", mais réaffirmé la posture "purement défensive" de la France dans ce conflit, en soutien à ses alliés qui seraient visés notamment par des représailles iraniennes aux frappes américano-israéliennes. Il s'est gardé pour l'heure d'attribuer cette attaque - menée par un drone de conception iranienne - à un groupe ou pays déterminé et à évoquer une éventuelle riposte.
Sans revendiquer directement la frappe, un groupe armé pro-iranien en Irak nommé Ashab al-Kahf a annoncé vendredi qu'il prendrait dorénavant pour cible les intérêts français dans la région, après le déploiement du porte-avion français Charles-de-Gaulle en Méditerranée orientale.






