"Nous venons d'atteindre la barre des 500.000 signataires contre la loi permis de tuer XXL! Nous exigeons l'ouverture d'un débat à l'Assemblée nationale", a réagi dans la foulée Mathilde Panot, présidente des députés LFI, qui ont largement relayé la pétition.
Nous venons d’atteindre la barre des 500.000 signataires contre la loi Permis de tuer XXL !
— Mathilde Panot (@MathildePanot) July 9, 2026
Nous exigeons l’ouverture d’un débat à l’Assemblée nationale.
A bas les lois lepénistes ! pic.twitter.com/SHT0Liu8ec
"S'il y a une pétition qui doit entraîner un débat dans l'hémicycle, il pourra avoir lieu", a commenté jeudi la présidente de l'Assemblée Yaël Braun-Pivet devant la presse parlementaire (AJP) rappelant que c'est la conférence des présidents qui trancherait.
Plus tôt dans la journée la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a critiqué "une instrumentalisation politique outrancière et scandaleuse de l'extrême gauche" autour du texte.
Il prévoyait initialement noir sur blanc une présomption de "légitime défense" des forces de l'ordre. Réccrite par le gouvernement, elle prévoit désormais que "lorsqu'ils font usage de leurs armes", policiers et gendarmes "sont présumés avoir agi" dans le cadre de la loi. Cette présomption pouvant "être renversée par tout élément de preuve contraire".
Un "véritable permis de tuer"
Selon ses défenseurs, elle permettrait aux membres des forces de l'ordre faisant usage de leur arme de ne plus systématiquement être soupçonnés ou placés en garde à vue.
Mais bon nombre de ses contempteurs à gauche dénoncent un véritable risque de "permis de tuer", arguant que des enquêtes pour vérifier la conformité des tirs policiers vont être impactées voire empêchées par cette présomption d'usage légitime de l'arme. Des associations et juristes y sont également opposés.
La pétition argue elle que la France compte déjà le plus grand nombre de personnes tuées ou blessées par des agents de la force publique dans l'UE et que la proposition de loi risque de provoquer une augmentation de ces chiffres.
"En présumant la légalité du tir, elle transfère la charge de la preuve sur les victimes, libère l'État de son obligation de justification, et va à l'encontre du concept même des droits humains", avance son auteur.






