Les Etats-Unis annoncent avoir mené des frappes "à grande échelle" contre l'Etat islamique en Syrie

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Les Etats-Unis ont déjà ciblé le groupe jihadiste depuis l'attaque meurtrière, imputée par Washington à l'EI, qui avait tué deux militaires et un interprète américains le 13 décembre dans la région désertique de Palmyre. Début janvier, le Royaume-Uni et la France avaient aussi mené conjointement des frappes pour empêcher, selon Paris, "la résurgence de Daech".
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Les Etats-Unis ont affirmé samedi avoir mené des frappes "à grande échelle" contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI) en Syrie, dans le cadre de leur réponse à une attaque ayant tué trois Américains en décembre dans ce pays.

Dans un communiqué diffusé sur X, le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a expliqué avoir mené, "en collaboration avec des forces partenaires, des frappes à grande échelle contre plusieurs cibles de l'EI à travers la Syrie".

La Jordanie voisine a indiqué dimanche avoir participé à cette opération, "dans le but de neutraliser les capacités des groupes terroristes et de les empêcher de se réorganiser ou d'utiliser ces zones" pour lancer des attaques menaçant "la sécurité régionale", selon un communiqué de l'armée.

Les Etats-Unis ont déjà ciblé le groupe jihadiste depuis l'attaque meurtrière, imputée par Washington à l'EI, qui avait tué deux militaires et un interprète américains le 13 décembre dans la région désertique de Palmyre.

Fin décembre, ils avaient annoncé avoir frappé des "bastions" du groupe jihadiste, avec déjà le soutien de la Jordanie. Au moins cinq membres de l'EI avaient alors été tués, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), une ONG qui dispose d'un vaste réseau de sources en Syrie.

C'était la première fois qu'une telle attaque était rapportée en Syrie depuis la chute de Bachar-al-Assad en décembre 2024.

Début janvier, le Royaume-Uni et la France avaient aussi mené conjointement des frappes pour empêcher, selon Paris, "la résurgence de Daech".

Pendant la guerre civile, déclenchée en 2011 par des manifestations pro-démocratie, l'EI avait contrôlé de vastes territoires, dont la région de Palmyre, avant d'être défait par la coalition internationale en 2019.

Malgré sa défaite, ses combattants repliés dans le vaste désert syrien continuent épisodiquement de mener des attaques.

Avec le retour au pouvoir de Donald Trump, sceptique quant à la présence de soldats américains à l'étranger, s'est posée la question du maintien de cette présence militaire.

Le Pentagone avait annoncé en avril que les Etats-Unis réduiraient de moitié le nombre de soldats américains en Syrie, dont l'effectif total actuel n'est pas officiellement connu.

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