Pendant la Seconde guerre mondiale, Pétain "a sauvé, devant témoins je peux le dire, au moins 700.000 juifs", avait ainsi déclaré le vieil homme, selon une vidéo mise en ligne par le journal L'Est républicain.
Ces propos constituent une "minoration outrancière du nombre de victimes de la Shoah", a estimé le tribunal, condamnant M. Boncompain pour cette déclaration.
En plus des 5.000 euros d'amende et dans un souci de "pédagogie et de prévention de la récidive", l'intégralité de la décision sera affichée dans le tribunal pour une durée de deux mois, a indiqué la présidente, qui en a lu les motivations en audience publique.
M. Boncompain a toutefois été relaxé partiellement pour une autre phrase prononcée, dans laquelle il déclarait que Pétain était "le premier résistant de France" : le tribunal n'a pas pu, sur la base des éléments fournis, notamment une vidéo compilant plusieurs de ses propos devant l'église, déceler à quel moment cette phrase a été dite par le prévenu, et ainsi caractériser l'infraction.
Jacques Boncompain n'était pas présent à l'énoncé du délibéré, ni son avocat.






