Selon le ministère des Armées, sept soldats ont été blessés dans une "attaque de drone" jeudi soir et l'adjudant-chef Arnaud Frion "a succombé à ses blessures".
Le chef d'État a jugé "inacceptable" que des soldats français aient été frappés alors qu'ils "luttaient dans le cadre d'une coalition internationale contre les résurgences du terrorisme dans la région et au service de la souveraineté irakienne".
Emmanuel Macron, qui s'exprimait lors d'une conférence de presse durant la visite du président ukrainien Volodymyr Zelensky, a affirmé avoir demandé aux armées "une analyse consolidée des faits, de leurs circonstances", qu'il espère obtenir "dans les prochaines heures".
Questionné sur la possibilité d'une riposte, il a dit refuser d'élaborer toute "forme de scénario" ou d'entrer dans une "politique fiction sur ce sujet".
"Sang-froid"
"J'ai rappelé la position de la France. Elle est claire dans la région, elle est défensive. Nous ne sommes pas engagés en guerre contre qui que ce soit", a dit le président français.
"La France continuera à faire preuve de sang-froid, de calme, de détermination, d'être fiable vis-à-vis de nos partenaires, de protéger nos ressortissants et de défendre nos intérêts et notre sécurité", a-t-il encore assuré.
Il a indiqué qu'il s'entretiendrait "dès le début d'après-midi" avec le Premier ministre irakien.
L'adjudant-chef Arnaud Frion a été frappé par un drone Shahed, arme de conception iranienne, selon le chef de corps du 7ème bataillon de chasseurs alpins de Varces.
Il est le premier soldat français tué depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par des frappes israélo-américaines sur l'Iran le 28 février et qui s'est propagée dans plusieurs pays de la région.






