Lait infantile : cinq hospitalisations recensées en France chez des bébés ayant consommé des boîtes rappelées

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A l'heure actuelle, aucun problème de santé n'a été directement attribué à la consommation des laits impliqués, alors que le céréulide peut causer des diarrhées et vomissements potentiellement dangereux chez un nouveau-né. Néanmoins, les autorités françaises mènent actuellement des investigations sanitaires sur deux décès de bébés ayant consommé certains laits.
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Cinq nourrissons ont pour l'heure été hospitalisés en France après avoir consommé des laits infantiles concernés par la récente vague de rappels, ont rapporté lundi les autorités sanitaires, rappelant qu'aucun lien direct n'était établi à ce stade.

"Ils sont tous ressortis aujourd'hui", a précisé le ministère de la Santé lors d'un point à la presse, soulignant que des gastro-entérites pouvaient expliquer tous ces cas. "Ces chiffres n'intègrent pas les deux signalements de décès qui avaient été portés à connaissance antérieurement et qui font l'objet d'une enquête judiciaire actuelle", a précisé le ministère.

Depuis mi-décembre, un vaste rappel de laits infantiles, contenant la toxine céréulide, a lieu à travers le monde. D'abord engagé par Nestlé, ce mouvement a ensuite été suivi par d'autres géants comme Danone et Lactalis, ainsi que de plus petits acteurs du marché.

A l'heure actuelle, aucun problème de santé n'a été directement attribué à la consommation des laits impliqués, alors que le céréulide peut causer des diarrhées et vomissements potentiellement dangereux chez un nouveau-né.

Néanmoins, les autorités françaises mènent actuellement des investigations sanitaires sur deux décès de bébés ayant consommé certains laits. Plus largement, une quarantaine de signalements ont été effectués aux agences régionales de santé (ARS) dans le cadre d'une surveillance.

Sur trente cas, "les laits consommés n'étaient pas des laits pour lesquels il y avait eu des retraits", ajoute le ministère, rappelant qu'"il y a beaucoup d'autres cas de gastro-entérites chez les nourrissons actuellement".

Parmi la dizaine de cas restants, le doute demeure pour six bébés quant à une consommation de lait retiré. Reste cinq bébés pour lesquels on est certains d'une consommation, même si les autorités rappellent que cela ne prouve aucun lien en l'état.

Par ailleurs, une première série de contrôles menée en décembre auprès d’une trentaine de pharmacies a révélé que certaines officines n'avaient pas appliqué les mesures de retrait de lots de lait infantile, a indiqué le ministère de l'Agriculture.

Sur 31 pharmacies, "on a détecté quelques points de vente où le produit n'avait pas été retiré des rayons", a signalé le ministère, précisant que cela représentait 10% des pharmacies contrôlées.

Une deuxième vague de contrôles a été lancée en janvier avec "un nombre de points de vente à contrôler beaucoup plus important", a-t-il ajouté.

"Il y a (...) encore ponctuellement des non-conformités sérieuses qui sont observées avec des produits non rappelés mais c'est en proportion beaucoup moins fréquent", précise-t-il.  

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