Ils se souviendront certainement de ce moment. Non seulement leur participation au Mondial de foot, mais aussi leur arrivée sur le sol des Etats-Unis. Avec le Canada et le Mexique, ces pays accueillent en effet les délégations des 48 pays qui vont disputer, dès jeudi 11 juin, la Coupe du monde de football. Mais pour certains pays, ce qui relevait du rêve américain a été plus complexe que prévu… Tour d’horizon par Brut. de l’arrivée compliquée de l’Iran, de l’Irak ou encore de la Suisse.
Un flou sur les visas pour l’équipe d’Iran
Arrivée à Tijuana (Mexique) dimanche 8 juin 2026, l’équipe nationale d’Iran est dans le flou concernant l’attribution de visas pour les Etats-Unis. Selon Le Parisien, l’ambassadeur iranien au Mexique a fait savoir lors d’une conférence de presse que “la sélection devra entrer et sortir du territoire le jour même de ses matchs aux États-Unis à cause de restrictions de visas drastiques”. Depuis le début de la guerre entre les deux pays le 28 février dernier, des menaces planent en effet sur la participation de l’équipe iranienne au Mondial.
"Normalement, dans ces compétitions, avant les questions techniques, on doit respecter les considérations éthiques et humaines, et ça n'a pas été le cas pour nous" a précisé l’entraîneur de l'équipe, Amir Ghalenoei, en arrivant à l'aéroport de Tijuana. À l’heure actuelle, une quinzaine de personnes se sont vu opposer un refus, dont le président de la fédération iranienne Mehdi Taj - qui a servi au sein des Gardiens de la révolution, une organisation considérée comme terroriste par Washington.
La sélection iranienne doit disputer son premier match le 16 juin contre la Nouvelle-Zélande. Elle affrontera ensuite la Belgique le 21 juin, puis l’Egypte le 27 juin. L’équipe vient d'effectuer sa première séance d'entraînement au Mexique, qu’elle a réalisé à huis clos.
Un joueur de l’équipe d’Irak bloqué par les autorités
Aymen Hussein, joueur de l’équipe irakienne, aurait été confondu avec un autre citoyen irakien lors d’un contrôle à l’aéroport, au moment de l’arrivée de l’équipe sur le territoire des États-Unis. Selon le journal L’Equipe, “Aymen Hussein a subi un long interrogatoire à l'arrivée de la sélection à Chicago, dans la nuit de vendredi 5 à samedi 6 juin 2026. Il aurait été interrogé durant plus de 7 heures, avant que les autorités ne se rendent compte qu’il ne s’agissait pas de la bonne personne.
Dans la presse, on relève que les médias irakiens ont précisé qu’il avait été comparé à “un terroriste” lors de cette opération de contrôle.
Ouest-France rappelle que ce joueur n’est autre que celui qui a inscrit un but décisif assurant la victoire (2-1) et la place de l’Irak à la Coupe du monde. Une qualification historique, quarante ans après sa dernière participation, au Mexique, en 1986.
L’Irak, qui officie dans le groupe I, doit jouer son premier match contre la Norvège le 17 juin. Elle affrontera ensuite l’équipe de France le 22 juin, puis le Sénégal le 26 juin.
Des serpents comme cadeau de bienvenue pour l’équipe de Suisse
L’équipe nationale de Suisse a partagé il y a deux jours sur son compte Instagram une image sur laquelle on peut voir un terrain de foot et des installations (gym, vestiaires, etc.), mais le plus étonnant est une zone à proximité du stade, colorée en rouge et sur laquelle on peut lire “Snake area” (zone des serpents). Dans la publication, la sélection suisse a ajouté la mention “Attention aux serpents”.
L’équipe s’entraîne actuellement dans la vallée de Carmel, à San Diego, une zone où des personnes se sont déjà fait mordre selon So Foot. En Californie, près de 800 attaques de serpents sont signalées chaque année selon Ouest-France.
La Suisse, située dans le groupe B, doit de son côté affronter le Qatar samedi 13 juin à Santa Clara (Californie). Elle affrontera ensuite la Bosnie-Herzégovine, le jeudi 18 juin à Los Angeles, puis le Canada, le 24 juin.
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