La gratuité sera mise en place pour les deux premières tranches du quotient familial qui paient actuellement les repas à 0,13 et 0,85 centime d'euros, a détaillé le nouvel édile socialiste, rappelant que cette mesure était "un engagement de campagne".
"Ce sont des factures toutes petites qu'on a du mal à recouvrer, qui demandent beaucoup de logistique, donc on préfère faire ce geste de solidarité", a-t-il expliqué lors de la visite d'une cuisine centrale qui livre les écoles du XXe arrondissement.
Les tarifs des huit tranches suivantes, qui paient le repas jusqu'à 7 euros, seront en outre gelés.
A partir de septembre, plus de 2,5 millions de repas par an seront distribués gratuitement à plus de 17.000 enfants des écoles, jardins d'enfants et collèges de la capitale, pour un coût total annuel estimé à 1,2 millions d'euros.
"Il faut prendre la mesure de la très mauvaise qualité de l'alimentation, y compris en quantité, de certaines familles modestes", a défendu le maire, affirmant que la question de l'alimentation des enfants n'était "pas négociable".
Le repas servi à la cantine "est souvent le seul repas un peu solide donné dans la journée", alors que la fréquentation de la cantine se "dégrade au niveau du collège", a-t-il fait valoir.
Le coût des repas a augmenté ces dernières années pour la ville, en raison de l'inflation des matières premières et du "gain qualitatif" lié notamment au passage au bio, a expliqué M. Grégoire. "Si on avait répercuté le coût de l'inflation des denrées alimentaires sur les familles, il aurait fallu augmenter les tarifs de 40 à 50 millions d'euros au global, que la ville a compensés ces dernières années", selon lui.
Quelque 100.000 enfants mangent chaque jour dans les cantines parisiennes.






