"Il a changé d'avocat parce qu'il veut changer de stratégie", a déclaré Me Debuisson à l'AFP, confirmant une information de la Dépêche du Midi.
"Je n'ai pas encore accès au dossier, mais il faut vérifier que toutes les règles ont été respectées, (...) que la loi a bien été appliquée", a-t-il ajouté, sans fournir davantage de précisions.
"Il faut que j'étudie le dossier en détail. J'ai énormément de travail", a encore déclaré l'avocat toulousain.
L'un des anciens avocats de Cédric Jubillar, Alexandre Martin, a confirmé ce changement de conseil à l'AFP.
"Il ne m'appartient pas de faire un quelconque commentaire sur les choix de M. Jubillar", a-t-il seulement indiqué.
Le corps jamais retrouvé
Cédric Jubillar était représenté depuis mi-2021 par Emmanuelle Franck et Alexandre Martin, du barreau de Toulouse, qui l’ont défendu durant son procès aux assises à l’automne à Albi. L'avocat albigeois Jean-Baptiste Alary a été son premier défenseur, recruté quelques jours après la disparition de son épouse fin 2020 à Cagnac-les-Mines (Tarn).
Après quatre ans de collaboration avec Mes Martin et Franck, Me Alary s’est retiré du dossier pour des raisons de santé quelques mois avant le procès.
Pierre Debuisson, spécialiste des actions collectives, a notamment défendu les victimes dans l'affaire des pizzas Buitoni.
Le 17 octobre, Cédric Jubillar, un peintre-plaquiste de 38 ans, a été reconnu coupable d'avoir tué son épouse, Delphine, une infirmière de 33 ans, dont le corps n'a jamais été retrouvé. Le prisonnier, incarcéré à Toulouse-Seysses, a toujours clamé son innocence et a fait appel du verdict.
Le 1er décembre, il a été déchu de son autorité parentale par la cour d'assises du Tarn, "une décision logique" pour les avocats de ses deux enfants.








