Les signataires invoquent "la mission constitutionnelle de contrôle et d'évaluation de l'action publique confiée au Parlement" pour solliciter la création une commission d'enquête ou "à défaut une commission spéciale" sur les "implications institutionnelles et les éventuels dysfonctionnements publics" de l'affaire Epstein.
"Les conditions institutionnelles ayant entouré cette affaire, notamment en matière de surveillance carcérale, de chaînes de responsabilités publiques, de coopération judiciaire internationale (...) soulèvent des interrogations légitimes qui relèvent pleinement du contrôle parlementaire", précisent-ils, soulignant que cette commission d'enquête "ne vise pas à se substituer à l'autorité judiciaire".
Éventuelles "ingérences"
À l'Assemblée nationale, les députés Insoumis ont appelé il y a un mois à la création d'une "commission d'enquête parlementaire" transpartisane sur l'affaire Epstein, pour donner la possibilité à des victimes, connues ou nouvelles, de témoigner, et enquêter sur d'éventuelles "ingérences" ou "financement" de partis politiques.
Cette démarche n'a pas eu la faveur de la présidente de l'Assemblée, Yaël Braun-Pivet, qui a estimé qu'elle "entraînerait de la confusion des pouvoirs", alors qu'une commission d'enquête ne permet pas de se pencher sur des faits déjà visés par une information judiciaire.








