Le Premier ministre Sébastien Lecornu "a demandé aux ministres concernés de préparer les textes organisant le paiement par leurs auteurs des dommages qu'ils ont causés", ont indiqué ses services.
"Il s’agit de passer d’un système où la réparation incombe à la collectivité à un système où ce sont les fauteurs de troubles qui paient", ont-ils ajouté. "Cela implique le recouvrement, par voie civile, des sommes correspondant aux réparations, y compris à travers les prestations sociales".
Les images de samedi dernier étaient lamentables.
— Sébastien Lecornu (@SebLecornu) June 2, 2026
1/ Nous devons soutenir, quoi qu’il arrive, les forces de sécurité intérieure qui sont chargées d’appliquer les lois de la République.
2/ Près de 900 interpellations ont donné lieu à de nombreuses gardes à vue puis à des… pic.twitter.com/KlweXG7uw4
"Pas favorable aux suspensions"
Devant l'Assemblée nationale mardi, Sébastien Lecornu avait souhaité "aller plus loin" dans la sanction. "On a un système qui, essentiellement, s'est fondé sur une réponse pénale. Or, on est sur des dégradations qui sont des dégradations matérielles qui coûtent extraordinairement cher à la société, (...) ça pose la question de la réparation civile" pour que les victimes soient "correctement indemnisées".
Le Premier ministre a dit qu'il n'était "pas favorable aux suspensions des prestations sociales" mais qu'il souhaitait "permettre à ces prestations sociales, en dehors du reste à vivre, de financer justement ces réparations".
"En colère" contre ces violences, Sébastien Lecornu avait également dénoncé une "inversion des valeurs" qui consisterait à incriminer les forces de l'ordre, en assurant policiers et gendarmes de son soutien inconditionnel.






