L'homme, qui s'était évadé le 7 mars de la prison de Villepinte (Seine-Saint-Denis) à l'aide de faux policiers, a été interpellé par les effectifs de la BRI des Pyrénées-Orientales et de l'Hérault sur mandat d'arrêt décerné par la cour d'appel de Paris.
Ce mandat a été délivré lors d'une audience le 12 mars: M. Kherbouch devait assister au délibéré d'un procès en appel, où il a été condamné pour un énième home-jacking, mais il s'est évadé cinq jours plus tôt de la maison d'arrêt où il était incarcéré... Il était donc absent dans le box.
Depuis son interpellation vendredi, M. Kherbouch est en retenue judiciaire, ont expliqué ces sources proches à l'AFP.
Comme il a été arrêté à plus de 200 km du ressort de la cour d'appel de Paris, la loi prévoit qu'il comparaisse devant un juge des libertés et de la détention de Perpignan, avant son transfert en région parisienne.
"Ganito" était, jusqu'à maintenant, connu de la justice pour de multiples faits de vols aggravés, emprisonné pour purger quatre peines et placé en détention provisoire comme suspect dans deux autres affaires.
Pas de violence
Des dossiers au retentissement médiatique. Il a été mis en examen en novembre 2025, soupçonné d'avoir commandité le cambriolage violent au domicile du gardien du PSG Gianluigi Donnarumma, explique une source proche du dossier. Il est aussi accusé d'avoir menacé une petite main mise en cause dans ce dossier, qui s'est suicidée en prison, d'après deux autres sources proches du dossier.
Pourtant, pour son évasion, nulle violence.
Trois personnes se sont présentées à la maison d'arrêt de Villepinte le 7 mars, en plein après-midi. Deux se sont fait passer pour des policiers, avait relaté le parquet de Paris, venus chercher un détenu pour l'extraire en garde à vue.
Le détenu est donc sorti de prison sans heurt. Le personnel pénitentiaire s'est inquiété de son absence seulement 48 heures après, la durée maximale d'une garde à vue.
Une information judiciaire a été ouverte par le parquet de la Juridiction interrégionale spécialisée de Paris, dans laquelle deux hommes parmi lesquels un mineur ont été mis en examen le 11 mars. Les investigations sur cette évasion creusent notamment des soupçons de corruption.






