Guerre en Ukraine : quatre morts dans des bombardements russes

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Au moins quatre personnes ont été tuées et plus de cent blessées en Ukraine dans d'intenses bombardements russes nocturnes qui ont particulièrement visé la capitale, selon les autorités, Kiev et Moscou faisant état de l'utilisation par la Russie de son missile balistique à capacité nucléaire Orechnik.
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Des journalistes de l'AFP ont constaté des bombardements massifs sur la capitale pendant la nuit de samedi à dimanche, qui ont fait au moins quatre morts à Kiev et dans sa région, quelques jours après une attaque ukrainienne meurtrière contre un lycée dans une région occupée par la Russie, pour laquelle le président russe Vladimir Poutine avait promis une riposte militaire.

La Russie a visé l'Ukraine avec "90 missiles et 600 drones", dont respectivement 55 et 549 ont été interceptés, a indiqué l'armée ukrainienne dimanche matin.

Moscou a utilisé son missile balistique hypersonique Orechnik, de portée intermédiaire et capable de transporter des ogives nucléaires, a indiqué de son côté le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Le ministère de la Défense russe a indiqué avoir utilisé plusieurs de ces missiles, Kiev ne faisant état pour l'instant que d'une seule frappe. Moscou affirme n'avoir visé que des cibles liées à l'armée ukrainienne, en réponse aux frappes de Kiev sur son territoire.

Une "fuite en avant" pour la France

Les principaux dirigeants européens ont réagi en déclarant que l'utilisation du missile Orechnik révélait le "désespoir" de la Russie. 

"Le terrorisme contre les civils n'est pas (un signe de, ndlr) force. C'est du désespoir", a déclaré la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen sur X. Le Président français Emmanuel Macron a condamné la "fuite en avant" de Moscou, tandis que le chancelier allemand Friedrich Merz a qualifié l'utilisation d'Orechnik d'"escalade irresponsable".

La cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni a déploré "une escalade progressive de l'importance des armes utilisées".

C'est la troisième fois que Moscou utilise ce missile sur l'Ukraine depuis le début de son invasion en février 2022, jusqu'à présent sans ogives nucléaires.

La Russie l'a déployé l'année dernière au Bélarus, pays allié de Moscou et frontalier de trois Etats membres de l'Alliance atlantique et de l'Union européenne - la Pologne, la Lituanie et la Lettonie - ainsi que de l'Ukraine.

Le président russe avait promis une réponse militaire après une frappe de drones ukrainiens dans la nuit de jeudi à vendredi sur des bâtiments éducatifs de Starobilsk, dans la région ukrainienne de Lougansk (est) occupée par Moscou, qui a fait 21 morts et plus de 40 blessés.

Les négociations sous médiation américaine pour mettre fin a ce conflit, le pire en Europe depuis la Seconde guerre mondiale, sont au point mort depuis l'éclatement de la guerre au Moyen-Orient. "Des décisions sont nécessaires de la part des Etats-Unis, de l'Europe et d'autres pour que ce vieux cinglé à Moscou prononce enfin le mot 'paix'", a déclaré M. Zelensky.

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