"Ce que je vois, c'est que les Etats-Unis ont manifestement commis une erreur en ce sens qu'ils pensaient que, en l'espace de quelques jours, le régime iranien tomberait. Il n'est pas tombé. Le régime iranien est un régime extrêmement solide", a déclaré la cheffe de file du Rassemblement national, Marine Le Pen, sur France Inter.
Interrogée sur la stratégie du président américain, Marine Le Pen a affiché son incompréhension: "Ses buts de guerre sont erratiques. D'ailleurs est-ce que quelqu'un comprend quel est l'objectif final de cette guerre? Que cherche à obtenir Donald Trump? Je crois qu'en réalité personne ne le sait."
"Déséquilibre très lourd"
Près d'un mois après le début du conflit, déclenché par les Etats-Unis et Israël, "cette guerre a pris des proportions qui manifestement n'étaient pas prévues, touchant beaucoup de pays du Golfe et entraînant évidemment pour le monde un déséquilibre très lourd dans les fournitures énergétiques", a déploré la patronne du RN.
Marine Le Pen a par ailleurs de nouveau défendu son allié Viktor Orban, en dépit des liens du Premier ministre hongrois avec Moscou et de son veto à un prêt européen de 90 milliards d'euros pour l'Ukraine. "La Russie est le fournisseur énergétique de la Hongrie" et "l'Ukraine entrave la fourniture de pétrole de la Russie vers la Hongrie", a-t-elle expliqué, jugeant donc qu'entre Budapest et Kiev "l'hostilité est partagée, et peut-être la faute également est partagée".
Saluant en Viktor Orban un "symbole de (la) résistance" à la Commission européenne d'Ursula von der Leyen, Marine Le Pen a justifié sa présence lundi à Budapest pour encourager son allié à trois semaines de législatives indécises. "Il est parfaitement naturel que je vienne soutenir nos alliés lorsqu'ils sont en situation électorale", a-t-elle affirmé, tout en assurant ensuite qu'elle "ne (s')ingère pas dans les affaires internes hongroises".






