"Une tuerie de masse"
Le parquet de Lille a été destinataire mardi d'un signalement Pharos "à la suite d'un live TikTok au cours duquel un individu évoquait sa volonté de provoquer une tuerie de masse", écrit le procureur de la République de Lille, Samuel Finielz, dans un communiqué.
Les investigations ont permis d'établir qu'il s'agissait de l'influenceur masculiniste Paffman, âgé d'une vingtaine d'années.
Ce dernier était déjà visé depuis août dernier par une enquête du parquet de Lille à la suite de la diffusion sur le même réseau social de vidéos comportant "notamment des propos susceptibles de relever de l'apologie du viol, à caractère sexiste, +masculiniste+ et misogyne", rappelle M. Finielz.
Une volonté de "créer le buzz"
Interpellé mardi à son domicile et placé en garde à vue, Paffman a reconnu les faits, qu'il a justifiés par "une volonté de +créer le buzz+", selon le magistrat.
Les enquêteurs ont retrouvé sur son téléphone "plusieurs vidéos évocatrices de menaces envers les personnes diffusées sur les réseaux sociaux", souligne M. Finielz.
Après son interpellation, le parquet a décidé de joindre l'enquête ouverte en août 2025 et celle initiée mardi.
Paffman est poursuivi pour divers chefs: apologie de viol, d'assassinat et d'agressions sexuelles, provocation à la commission de viol et d'agressions sexuelles, provocation à la discrimination à l'égard d'une personne ou d'un groupe de personnes, à raison de leur origine ou de leur appartenance ou non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, ainsi qu'"injures à raison du sexe".
Il a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction d'utiliser, pendant six mois, les cinq comptes TikTok et le compte Youtube "ayant été utilisés pour commettre l'infraction", précise le procureur.
Apparu dans les années 1980 en réaction au féminisme, le masculinisme défend la suprématie masculine et accuse les femmes d'être à l'origine d'une dégradation des conditions de vie des hommes.
Les idées masculinistes gagnent du terrain en France où associations et spécialistes tirent la sonnette d'alarme face à l'impact de ces discours misogynes sur les jeunes générations notamment.






