Patrick Balkany, 77 ans, a été condamné à de nouvelles peines de prison, à de lourdes amendes et à dix ans d’inéligibilité pour détournement de fonds publics. Le tribunal a dénoncé la gravité des faits, tandis que son avocat a annoncé faire appel.
Des policiers municipaux employés à des tâches privées
Dans la première affaire, l'ex-édile avait comparu pour avoir utilisé les fonds d'une association subventionnée par la ville, la Codeeil, afin d'assurer un complément de revenus à son ex-directeur du développement économique, Renaud Guillot-Corail, décédé en 2020.
Dans le second volet, examiné pendant trois jours, il avait été jugé pour avoir affecté, entre 2010 et 2015, des policiers municipaux à des tâches personnelles, notamment comme chauffeurs privés.
Le procureur avait qualifié M. Balkany de "démiurge omnipotent" ayant, "par le fait du prince", détourné trois policiers municipaux de leurs fonctions pour en faire des "larbins", des "hommes à tout faire" et "quasiment des domestiques".
Me Binsard avait plaidé la relaxe, dénonçant "une purge" et raillant les lacunes de l'instruction.
Un passé judiciaire déjà chargé
M. Balkany a déjà été condamné dans plusieurs autres affaires, notamment en 2023 avec son épouse Isabelle pour avoir dissimulé 13 millions d'euros au fisc.
En avril, la cour d'appel de Rouen a confirmé sa libération conditionnelle pour les 15 mois de prison qu'il lui reste à purger dans ce dossier.
Il a par ailleurs fait cinq mois de détention en 2019-2020, puis à nouveau six mois en 2022.






