"Objectif Remigration"
Sur son site internet et sur ses réseaux sociaux, le nouveau groupe, baptisé "Objectif Remigration", a publié des images de son action coup de poing: une longue banderole bleue déroulée en hauteur le long de la façade de la nécropole des rois.
"Nous affichons clairement notre message dans cette ville qui se veut étendard de la Nouvelle France. Nous réaffirmons notre héritage à deux pas du tombeau de Charles Martel, celui qui, en 732, mettait un terme à l'invasion arabo-musulmane sur nos terres", déclame sur la vidéo le porte-parole du groupe, appelant au lancement d'Objectif Remigration.
Stanislas, qui n'a pas souhaité donner son nom de famille et qui se présente comme porte-parole d'Objectif Remigration, a exposé les ambitions du groupe : "Aujourd'hui, notre projet pour 2027, c'est de défendre et imposer la remigration dans le débat de la présidentielle". Il désigne Saint-Denis comme "le symbole d'une France métissée, mélangée, qui n'a plus d'identité".
La remigration désigne une politique visant à organiser l’expulsion à grande échelle de personnes étrangères ou d’origine étrangère.
"Nous sommes une cible"
Bally Bagayoko a dénoncé une action "de haine" et des propos "extrêmement graves" tenus dans la vidéo. "Nous sommes une cible", a affirme t-il, expliquant que sa ville "incarne ce que détestent les racistes: une ville qui assume son histoire, la ville des rois et reines de France (...) et la ville qui est la somme de tous les brassages migratoires depuis de nombreuses années".
Ce matin, aux alentours de 5 heures, un groupe de militants d'extrême droite a déployé une banderole à caractère raciste sur la basilique de Saint-Denis, bâtiment public appartenant à l'État.
— Bally Bagayoko (@BallyBagayoko) June 11, 2026
Cet acte d'une grande lâcheté constitue une nouvelle tentative des forces xénophobes… pic.twitter.com/ATcFFoDKi0
La mairie, la préfecture et l'association "Suivez la flèche", qui gère le chantier de rénovation de la basilique, ont annoncé porter plainte.
Depuis son élection dès le premier tour des municipales en mars, Bally Bagayoko, 52 ans, est régulièrement la cible d'attaques racistes.






