Ebola : un manifestant contre le centre de quarantaine américain tué au Kenya

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Un homme a été tué lundi lors de manifestations au Kenya contre l'installation d'un centre de quarantaine destiné aux ressortissants américains exposés à l'épidémie de virus Ebola en RDC, ont confirmé mardi des défenseurs des droits humains, un projet défendu par le président kényan William Ruto.
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Nombre de Kényans craignent des contaminations dans leur pays, qui ne dispose d'aucune frontière commune avec la RDC et n'a enregistré aucun cas d'Ebola depuis la déclaration de l'épidémie mi-mai en République démocratique du Congo. Des années de corruption et de mauvaise gestion ont en outre fortement affaibli le système de santé au Kenya.

Des centaines de personnes ont manifesté lundi contre le projet américain à Nanyuki, ville située près de la base aérienne de Laïkipia (environ 200 km au nord de la capitale Nairobi), où le centre doit entrer en activité.

Des affrontements sont survenus avec les forces de sécurité, qui ont tiré des gaz lacrymogènes sur la foule, selon des médias kényans. 

Un mort par coup de feu et cinq blessés

"Nous avons déploré un mort et cinq blessés. La mort est due à un coup de feu", a déclaré depuis Nanyuki à l'AFP John Murigi, défenseur des droits humains qui avait appelé à la mobilisation, mais qui n'a pas précisé l'origine du tir. 

Le directeur de l'ONG de défense des droits humains Vocal Africa, Hussein Khalid, a indiqué sur X qu'un homme de 27 ans avait "reçu une balle dans la poitrine/l'épaule et est mort sur le coup".

Ni la police, fréquemment accusée de recours excessif à la force, ni les services d'urgence, ni la Croix-Rouge kényane n'ont confirmé à l'AFP ces informations.

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Six personnes arrêtées à Nairobi lors d'un autre rassemblement

Au moins six personnes ont été arrêtées mardi à Nairobi en marge d'un autre rassemblement contre le centre américain, qui n'a attiré qu'une poignée de participants, a constaté un journaliste de l'AFP. Certains d'entre eux, vêtus d'équipements de protection blancs, ont porté un cercueil sur lequel était inscrit "Ebola".

Le gouvernement américain souhaite "travailler en partenariat avec nous pour développer les capacités nécessaires afin de garantir que, si jamais nous avions besoin d'une installation, celle-ci soit là pour servir le peuple kényan et nos amis, y compris les Américains", s'est défendu lundi soir le chef de l'Etat, William Ruto, devant la presse depuis la ville de Wajir (nord). 

La Haute Cour kényane, saisie par l'organisation de défense des droits constitutionnels Katiba Institute, a décidé la semaine dernière que "l'intérêt général" justifiait la suspension de l'ouverture du centre en attendant que les parties soient entendues sur le fond.

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Baisse des cas suspects d'Ebola

L'épidémie actuelle de maladie à virus Ebola, fièvre hémorragique extrêmement contagieuse, a été déclarée le 15 mai dans le nord-est de la RDC. L'Ouganda voisin, qui a confirmé 15 infections dont une mortelle, est le seul autre pays où le virus s'est pour l'heure propagé.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a lundi drastiquement revu à la baisse son estimation de cas suspects de virus Ebola en RDC, qui passe de 906 à 116 pour 330 cas confirmés, dont 49 décès.

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