Cette école est l'un des épicentres du scandale des violences sexuelles dans le périscolaire.
Le parquet de Paris a ouvert des enquêtes pour de possibles violences, de différentes natures, dans un total de 84 écoles maternelles, une vingtaine d'élémentaires et une dizaine de crèches, avait précisé dimanche la procureure de Paris, Laure Beccuau, sur RTL.
Le parquet de Paris, sollicité par l'AFP, évoque pour le coup de filet de mercredi "des faits de natures et de gravités différentes". Les enquêtes sont diligentées par la Brigade de protection des mineurs (BPM) sous la direction du ministère public, expose encore ce dernier.
"À l'heure actuelle, au niveau des poursuites, nous avons eu trois ouvertures d'informations (judiciaires, confiées à des juges d'instruction, NDLR) et cinq convocations devant le tribunal correctionnel", avait développé dimanche la procureure, ajoutant qu'un animateur avait été placé en détention provisoire.
Ce dossier "est tout à fait une urgence", avait assuré la magistrate, soulignant l'importante charge de travail de la brigade criminelle, qui traite ces dossiers ainsi que ceux d'inceste.
31 suspicions de violences sexuelles depuis le début de l'année à Paris
Depuis début 2026, 78 agents de la ville de Paris ont été suspendus dans les écoles parisiennes, dont 31 pour des suspicions de violences sexuelles, des chiffres traduisant un caractère "systémique", selon le nouveau maire socialiste de Paris Emmanuel Grégoire.
Face à l'ampleur du scandale, l'ex-premier adjoint d'Anne Hidalgo a engagé mi-avril un plan d'action d'un coût de 20 millions d'euros pour le périscolaire, "priorité absolue" de son début de mandat.
Il prévoit une simplification de la chaîne de signalement avec une cellule d'écoute dédiée et promet une "transparence totale" aux familles ainsi qu'une professionnalisation d'une filière précarisée. La grande majorité des 14 000 animateurs parisiens sont vacataires.
Les parents continuent pour leur part de réclamer davantage de mesures. Au-delà de Paris, les collectifs SOS Périscolaire et #MeTooEcole exigent des mesures nationales et une approche interministérielle.
À Paris, les syndicats de la profession dénoncent une "politique de répression de la municipalité" qui pratique, selon eux, des "suspensions automatiques" dans une filière en "sous-effectif chronique". Ils ont appelé à la grève jusqu'au 22 mai.






